Accord de coalition parlementaire : voici ce qui se prépare chez Les Démocrates

Politique

Contrairement aux rumeurs qui circulent sur la toile depuis quelques jours, le parti Les Démocrates (LD) ne compte pas s’engager dans une quelconque alliance politique en vue des élections générales de 2026. C’est du moins ce qu’a fait savoir le Secrétaire National à la Communication du parti, Guy Dossou Mitokpè, lors d’une sortie médiatique ce mardi 11 novembre 2025 à Cotonou.

Il n’y aura pas d’alliance politique pour le principal parti d’opposition au Bénin. Comme une traînée de poudre, l’information selon laquelle, le parti Les Démocrates s’apprêterait à aller en accord de gouvernance avec le Bloc Républicain (BR), un parti de la mouvance présidentielle, avait fait le tour des réseaux sociaux, suscitant des réactions de partout.

Mais cela ne sera que de courte durée. Lors d’une conférence de presse, mardi soir, le parti Les Démocrates a été on ne peut plus clair sur le sujet : « Nous n’avons mené aucune démarche pour un accord de gouvernance, ni un accord de coalition parlementaire », a déclaré Guy Dossou Mitokpè, porte-parole du parti.

Dans son intervention, Dr Guy Dossou Mitokpè a, une fois encore, accusé le régime du président Patrice Talon de manœuvrer en vue d’exclure le parti Les Démocrates des élections générales de 2026. À titre d’exemple, il cite le rejet de la candidature du parti pour la présidentielle ainsi que les communales.

S’agissant des législatives, « ils jurent que le parti Les Démocrates ne pourra pas à lui-seul avoir 20% dans les 24 circonscriptions électorales sans auparavant avoir fait un maléfique accord de coalition parlementaire avec les partis politiques soumis au dicktat du régime en place », a-t-il rapporté, affirmant que le parti ne compte pas s’engager dans cette aventure politique.

Pour rappel, le code électoral actuellement en vigueur, dispose que pour prétendre au partage des sièges à l’Assemblée nationale, les partis politiques doivent réunir au moins 20% des suffrages valablement exprimés dans les 24 circonscriptions électorales législatives, au lieu de 10% auparavant.

Une mission jugée difficile pour les partis politiques. D’autant plus qu’ aucun d’eux n’a réussi à réaliser un tel exploit depuis le Renouveau Démocratique. Face à cette situation, une seule option s’impose aux partis politiques désireux de se tirer d’affaire, selon plusieurs observateurs : faire des accords de coalition parlementaire.

Si les deux grands partis politiques soutenant le président Patrice Talon, l’Union Progressiste le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR), se sont déjà engagés sur cette voie, Les Démocrates (LD) réfutent l’idée, préférant se rendre seul aux élections.

Une option risquée selon Patrice Talon. « Ils ont choisi de marcher sur le fil du rasoir. Ils ont assumé la ligne dure. Mais ce n’est pas à Talon de porter la responsabilité de leur absence », a récemment déclaré le Chef de l’État sur la Télévision nationale, en réaction à la non-participation du parti LD à l’élection présidentielle.

« Il leur suffisait de signer une déclaration d’intention de collaboration post-électorale avec un parti ou groupe parlementaire. Même une simple intention, pas un partage de gouvernement... Quand on interdit tout accord, même d’intention, même minimal, on finit par enfermer son propre parti », a-t-il poursuivi.
Mais le parti dirigé par l’ancien président Boni Yayi n’est pas prêt à essayer sa proposition jusqu’à preuve du contraire.

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Tossou Ignace

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