Au Mali, l'imam Dicko prend les rênes d'une nouvelle coalition d'opposition à Assimi Goïta

Politique

A Bamako, l’imam Mahmoud Dicko, ancien président du Haut Conseil islamique du Mali, prend les rênes d’une nouvelle Coalition opposée aux militaires au pouvoir dont Assimi Goïta en particulier. Dénommée la Coalition des forces pour la République (CFR), elle est lancée ce vendredi 5 décembre 2025, avec des objectifs bien clairs et précis.

Le retour à l’ordre constitutionnel, le rétablissement des libertés fondamentales ou encore la préparation d’un dialogue national incluant les groupes armés maliens sont entre autres les objectifs de la Coalition qui opposera une « résistance » aux militaires en « devoir national ».

Elle est essentiellement composée des personnalités de la société civile et de la scène politique malienne, et conduite par l’ancien président du Haut Conseil islamique du Mali, Mahmoud Dicko.

A ses côtés, il y a l’universitaire Étienne Fakaba Sissoko, le porte-parole qui vit aujourd’hui en exil après avoir été emprisonné ainsi que des présidents de partis dissous. La Coalition qui a voulu user de stratégies, au regard de l’adversaire en face, n’a pas publié les noms des personnalités ou présidents de partis adhérents, et qui demeurent présents sur le territoire malien.

« La résistance » est « un devoir national », explique un communiqué de la Coalition, « parce que l’État tue ses propres soldats par incompétence, abandon ou mensonge », « parce que des centaines de civils sont massacrés dans le silence imposé par la terreur », ou « parce que la junte a transformé la souveraineté en slogan et livré notre sécurité à des mercenaires ».

Par ailleurs, la CFR veut œuvrer au retour à l’ordre constitutionnel, la protection des populations, le rétablissement des libertés fondamentales - presse, justice, expression - et la préparation d’un dialogue national incluant les groupes armés maliens.

Comme arme de combat, elle se veut un mouvement non violent et clandestin, mais va appeler les citoyens maliens à la désobéissance civile, les militaires à la « désobéissance éthique » et les magistrats à la « résistance judiciaire ». « L’histoire jugera ceux qui auront sauvé le pays et ceux qui auront obéi au détriment du peuple », indique le communiqué rendu public en amont à la création de ladite Coalition.

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