Bénin : le Président Patrice Talon tacle à nouveau les pays de l'AES

Société

S’il y a un discours par lequel les militaires de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’illustrent assez souvent, c’est celui axé sur la souveraineté, qu’ils matérialisent par la rupture définitive des relations avec les ex-puissances coloniales. Et pourtant, pour exprimer sa souveraineté, on n’a pas forcément besoin de stopper ses relations de coopération avec ses partenaires. Le président de la République, Patrice Talon, l’a fait savoir, lundi 28 juillet dernier, lors d’une discussion à bâtons rompus avec la jeunesse béninoise.

« Notez-le pour de bon. On n’a pas besoin de rompre tous les liens de partenariat, de coopération, de relations internationales, pour proclamer sa souveraineté. Être souverain, c’est être capable, dans un partenariat, de défendre ses intérêts, sa position », a clamé, lundi, Patrice Talon devant une centaine de jeunes issus des différents partis politiques et associations de jeunesse.

Selon le Chef de l’État, en effet, la souveraineté a une définition bien précise, isolée de celle brandie depuis quelques années, par les voisins du Sahel.

« La Souveraineté, c’est la conscience que l’on a de soi. C’est la volonté que l’on a de soi à agir avec responsabilité, sans se courber devant l’autre. On peut être dans un partenariat et être souverain. On peut être dans la coopération et être souverain », clarifie le chantre la rupture.
En d’autres termes, cela s’adresse aux pays du Sahel en particulier, dirigés par des juntes qui, au lendemain des coups d’Etat respectifs, ont rompu les amarres avec la France, les Etats-Unis, l’Allemagne et ainsi de suite.

Pour le président Talon, le fait de solliciter l’autre en s’ignorant soi-même, en refusant de mener les efforts soi-même, amène à perdre sa souveraineté. « Et moi, depuis que nous sommes là, nous ne faisons rien sans regarder les autres, en face dans les yeux », a-t-il déclaré avant de poser une interrogation :

La question du terrorisme

« Est-ce que ceux qui ont chassé les français, les américains, les allemands, ont vaincu le terrorisme ? », a demandé le Chef de l’Etat béninois à l’assistance.
A dire vrai, le Mali, le Burkina Faso, le Niger qui ont rompu les anciens accords signés par leur pays avec la France et d’autres puissances étrangères, une fois l’arrivée des militaires au pouvoir, peinent encore à régler définitivement, la question du terrorisme des années après les promesses faites au peuple.
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, tous dirigés par des militaires, ont, depuis plusieurs mois, rompu les accords de coopération militaire avec les puissances étrangères (France Allemagne et Etats-Unis), dont ils dénoncent la politique néocolonialiste. Laquelle entacherait leur souveraineté et compromettrait leurs intérêts.

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Tossou Ignace

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