Audit du fichier électoral : voici les premières conclusions et suggestions des experts commis

Politique

A Cotonou, ce mardi 5 août, les experts recrutés pour auditer le fichier électoral ont livré leurs premières conclusions. Ceci après le souhait de l’opposition à qui le gouvernement a octroyé les moyens financiers nécessaires pour le travail recommandé.

Entre autres les experts sont : Ronsard Malonda Ngimbi, de la République Démocratique du Congo, en qualité d’expert en droit électoral ; Karine Sahli Majira, de nationalité française, spécialiste en démographie-statistique ; Fabien Marie, également français, expert en biométrie et Pama Alfa, ressortissant togolais, expert en systèmes d’information.

En effet, les quatre experts internationaux recrutés après appel à candidatures disposaient de deux ou tout au plus trois mois pour faire leur travail mais après une trentaine de jours, ils auraient bouclé.

Au terme de leur conclusion, Jean-Baptiste Elias président du Comité de pilotage de l’audit du fichier électoral a animé une conférence de presse. En amont, il a effectué un travail dans un séminaire de restitution en aparté avec des acteurs politiques, et le chef d’équipe des experts.

« Les principales conclusions échangées avec eux ont tourné autour du cadre légal d’abord. Nous avons eu à féliciter l’abondance de l’encadrement juridique de tout ce qui se passe, partant de la collecte des données de la population jusqu’à l’établissement de la liste électorale informatique », a déclaré le chef de l’équipe d’experts internationaux, le congolais, M. Ronsard Malouda Ngimbi.

Comme proposition, les experts souhaitent un regroupement des textes juridiques dans un recueil pour au besoin faciliter leur vulgarisation.
En outre, ils ont par ailleurs suggéré que chaque élection ait sa liste proprement dite. Cela va permettre de prendre en compte tous les citoyens qui vont atteindre l’âge de voter à chaque élection.

De l’audit à la suggestion des experts

Pour le chef d’équipe des experts, il faut l’amélioration du cadre légal dans le but d’étendre « l’inclusivité ».
« Ce cadre retient comme date de référence pour l’appréciation de la majorité, la date du premier scrutin de l’année électorale. Pour ce premier scrutin année électorale, la liste inclura tous les citoyens béninois qui auront atteint la majorité de 18 ans à cette date. Pour le premier scrutin qui suivra il va se poser un problème c’est-à-dire qu’on risque d’exclure des jeunes qui auront atteint la majorité entre le premier scrutin et ceux qui suivront. Donc il faudra que le législateur retienne comme date de référence de l’appréciation de la majorité, le jour du scrutin concerné. Nous n’aurons plus dans ce cas une liste électorale informatisée unique à l’année électorale. De plus qu’on ait face à un fichier dynamique, il sera possible de produire pour chaque scrutin, une liste électorale informatisée conforme au scrutin concerné parce que la date de ce scrutin sera une date de référence pour faire le tri et l’extraction de la liste », a suggéré M. Ronsard Malouda Ngimbi.

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L’investigateur

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