Budget 2026 : les Démocrates réagissent au vote et dénoncent une « mise à l'écart organisée »

Politique

Absents lors du vote du budget national 2026 ce jeudi 04 décembre 2025 à l’Assemblée nationale, les députés du parti Les Démocrates accusent le gouvernement et la majorité parlementaire de vouloir marginaliser leur formation politique. Entre absence de financement public, non-remboursement des frais de campagne de 2023 et contestation de la procédure parlementaire, le groupe exprime un profond ras-le-bol.

Le groupe parlementaire Les Démocrates a choisi de boycotter le vote du budget national pour l’année 2026, qui s’est tenue ce jeudi 04 décembre 2025 à l’Assemblée nationale. Une absence assumée, destinée à dénoncer ce qu’il qualifie de « volonté manifeste de faire disparaître le parti ». Selon l’honorable Kolawole Djima Ogbon, leur retrait du vote est un acte de protestation contre plusieurs manquements qu’ils jugent graves et persistants.

En poursuivant, le parlementaire a tenu à clarifier une nuance souvent mal comprise par l’opinion publique. « Le budget 2026 a été voté “à l’unanimité des députés présents et représentés”, une formule qui ne signifie pas unanimité de toute l’Assemblée », clarifie ce dernier.

Il a aussi affirmé que les députés du parti Les Démocrates n’étaient ni présents, ni représentés. Selon Kolawole Djima Ogbon, parler d’un vote unanime revient à masquer une réalité simple. Autrement dit, le budget n’a été approuvé que par la majorité parlementaire.

Les griefs du parti vont bien au-delà de la séance du jeudi. Ils dénoncent également deux points majeurs :

1. Le non-remboursement des frais de campagne des législatives de 2023

Selon la loi de finances, ces frais auraient dû être remboursés au plus tard le 31 décembre 2023. « Nous sommes en 2025 et rien n’a été versé », déplore le député. Pour le parti, ce manquement fragilise injustement leur fonctionnement.

2. L’inapplication du financement public des partis politiques

Prévu par la loi pour les formations régulièrement enregistrées, ce financement n’a jamais été accordé au parti depuis 2024. « Ce n’est pas une faveur, c’est une obligation légale », rappelle Kolawole Djima Ogbon.

Pour les Démocrates, ces manquements traduisent une incohérence profonde dans la gestion des finances publiques. « On vote des lois, des dépenses sont prévues, mais elles ne sont pas exécutées. Et on nous demande encore de voter un nouveau budget ? », s’indigne le parlementaire.

Face à ce qu’ils considèrent comme une accumulation de signaux hostiles, les députés du principal parti d’opposition dirigé par l’ancien président Boni Yayi, affirment ne plus vouloir cautionner, par leur présence, un processus qu’ils jugent biaisé.

Partager :
   

Claudia E. Dianou

Nous suivre

Les plus populaires

 
 






Newsletter

Recevez notre sélection hebdomadaire

Abonnez-vous et recevez chaque semaine, notre sélection d'articles de la semaine.