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Criet : ces maudits devant la juridiction spéciale, retour sur les différents dossiers de leur condamnation

L’investigateur 13/12/2021 à 16:40

Devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), ces personnalités politiques béninoises ont connu diverses fortunes. Certains pour leurs ambitions peut-être trop grandes sans la manière, d’autres parce qu’il faut leur fait la peau.

Dans ce rétrospectif panoramique, nous voudrions commencer par le magnat de la volaille Sébastien Adjavon, condamné le 18 octobre 2018 pour « trafic international de cocaïne ».

Pour cela, il doit payer une amende de 5 millions de FCFA dans les caisses de l’Etat pour le dossier dénommé « affaire découverte de 18 kg de cocaïne pure » dans l’un de ses conteneurs, au Port Autonome de Cotonou. Conséquence, l’ancien président de la ligue de football professionnel du Bénin a été condamné à 20 ans de prison plus une amende de 5 millions de FCFA.

Son second dossier n’est rien d’autre qu’une affaire liée aux fiscs, au terme de laquelle, il a n’a pris que 5ans. Mais devra verser une amende de 02 millions 400 milles FCFA. En plus, il doit verser à titre de dommages-intérêts à l’Etat béninois, les sommes de 80.958.254.863 de FCFA pour préjudices subis par l’administration fiscale, 60.000.000.000 de FCFA pour les autres préjudices non fiscaux. C’était le mardi 2 mars 2021. Une peine moindre si on s’en tient à la lourdeur de la première, mais toute une fortune à payer.

Koutché, comme le premier cas cité

Le second sur la liste est l’ancien ministre Komi Koutché. Epinglé selon un audit international réalisé suite à sa gestion de 2008 à 2013 au Fonds National de Microcrédits (FNM), l’ancien ministre de Boni Yayi a été condamné par contumace pour détournement de deniers publics et d’abus de fonction à une peine d’emprisonnement de 20 ans ; et une amende 500 millions de FCFA. C’était le 4 avril 2020. Mais ses avocats, Maître Théodore Zinflou et Victorien Fadé ont interjeté appel devant la chambre d’appel de la Criet, le 14 avril de la même année. Et attendent la suite.

Le fils aîné n’a pas échappé à son destin

Au troisième niveau, on retrouve l’ancien maire de la ville de Cotonou, Léhady Soglo. A la session criminelle de le Criet du mardi 30 juin 2020, l’ex-première personnalité de la ville de Cotonou a été condamnée par défaut, à 10 ans de prison et doit verser une amende de 5 millions de FCFA. Il doit payer également la somme de 267,005 millions à titre de dommages-intérêts à l’Etat béninois, constitué partie civile dans le dossier. Donc pour malversations financières et abus de fonction, le fils aîné de l’ancien président Nicéphore Dieudonné Soglo s’en est sorti avec une dizaine d’années comme peine. Depuis plusieurs années avant le verdict, il vit en exil en France.

Le ministre affairiste y a goûté

Le plus chanceux dans le lot mais qui a pris 7 ans, c’est l’ancien ministre Sévérin Adjovi, condamné le mardi 30 juin 2020 dans l’affaire qui l’oppose aux sociétés Etisalats et à l’Etat béninois. Condamné pour fraude fiscale, blanchiment de capitaux et escroquerie, il devra verser aux sociétés Etisalat et Télécel Bénin, toutes deux parties civiles, comme dommages-intérêts, respectivement la somme de 500 millions FCfa et 200 millions F Cfa. Quant à l’Etat béninois représenté par la direction générale des Impôts (Dgi), également partie civile, il doit verser la somme de 675 912 566 FCfa pour tous préjudices confondus.

Eux, leurs ambitions ont été mises sous éteignoir

Loin des dossiers de malversations financières ou d’affaires liées au commerce international de cocaïne, ces deux opposants ont rêvé d’une alternative. Peut-être la méthode n’y est point !

Joël Aïvo et Reckya Madougou comme c’est deux qu’il s’agit, l’auront appris à leurs dépens. Présenté devant le juge le lundi 6 décembre, le professeur Joël Aïvo recalé d’abord pour la présidentielle dont il tenait telle la prunelle de ses yeux, et accusé ensuite d’atteinte à la sûreté de l’Etat et blanchiment de capitaux, n’est plus en contact avec ses étudiants depuis huit mois environ. Triste sort, il a été condamné tard dans la nuit de ce lundi, à 10 ans de réclusion criminelle et poursuivra son séjour carcéral jusqu’en 2031. Non seulement il prend 10 ans de prison ferme, pire, il devra payer une amende de 45 millions.

Tout comme son compagnon d’infortune Joël Aïvo, l’ancienne ministre Reckya Madougou, elle prend 20 ans de prison ferme, c’est-à-dire qu’elle est condamnée à rester en prison jusqu’en 2041.

Poursuivie pour complicité et financement du terrorisme, l’ancienne ministre de la justice s’est débattue au même titre que ses avocats, mais elle ne sortira pas sans tache devant la Cour. Elle retourne dans sa cellule à Missérété.



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