Bénin

Djogbénou, un Béninois a rappelé un anniversaire au président de la Cour constitutionnelle ce 14 juillet

L’investigateur 17/07/2020 à 12:36

14 juillet 2014 : il sonna 8h, Me Joseph DJOGBENOU était dans les locaux de l’Assemblée Nationale aux côtés des magistrats et syndicats pour marcher, dénoncer et mettre en garde l’Institution contre toute tentative d’encadrement ou d’interdiction des droits de grèves des travailleurs en occurrence les magistrats.
Aux micros, DJOGBENOU déclare, je cite : .....Et c’est pour cela que, il ne faut pas hésiter de revenir autant de fois que possible. Parce que, ce qui est en jeu, ce ne pas sont pas des magistrats, ce sont les citoyens. Ce qui est en jeu, ce ne sont les syndicats, c’est la justice. Et par les temps qui courent de fin de règne Dieu seul sait que d’ici à là certains se retrouveront devant la justice. Et il faut marcher aujourd’hui pour protéger leurs droits de grèves et tous leurs droits

Lire aussi : Deuil  : un capitaine des forcées armées béninoises a tiré sa révérence

L’indépendance que la justice réclame, revendique, c’est pour protéger les droits de celles et ceux qui ont signé cette proposition de loi. Il faut le faire pour leurs intérêts, dans leur intérêt, il faut le faire dans l’intérêt des citoyens.....

2 ans plus tard c’est-à-dire en 2016, le pouvoir change de main. Me DJOGBENOU devient Ministre de la justice. En janvier 2018, DJOGBENOU initie avec les députés une proposition de loi pour supprimer les droits de grèves des magistrats. Dans une ambiance chaude, caractérisée par les jets de gaz lacrymogènes pour disperser les travailleurs, la police a aidé le ministre DJOGBENOU et les députés du BMP de la mouvance à supprimer les droits de grèves des magistrats.

Lire aussi : Santé : Bénin, Recrutement de 08 professionnels de la santé pour la mise en place du collège de l’ARS

Défenseurs des droits des travailleurs le 14 juillet 2014 DJOGBENOU a réussi à se métamorphoser en 2018 ( dlr pour aller contre). DJOGBENOU a accepté et défendu avec force et vigueur en janvier 2018, ce qu’il refusait en 2014, c’est-à-dire la suppression des droits de grèves des magistrats.

Monsieur le Ministre DJOGBENOU, aujourd’hui 14 juillet 2020 que tu fêtes 6 ans de luttes contre la suppression des droits des travailleurs et deux ans de lutte pour la suppression des travailleurs, je voudrais te demander comment tu célèbres ces deux événements

Émile AZANDEGBE




 
 

 
 
 

Autres publications que vous pourriez aimer

Dernières publications





Facebook