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L’histoire de la désignation de Romuald Wadagni comme candidat de la mouvance présidentielle ne peut être totalement comprise sans évoquer, en arrière-plan, la “tragédie intime” qu’a représentée la chute d’Olivier Boko. Proche parmi les proches de Patrice Talon, compagnon d’exil et intermédiaire privilégié entre le président et les forces sociales, Boko avait acquis une influence considérable. Jusqu’à ce que son ambition, perçue comme un projet de prise de pouvoir hors des règles du système partisan, précipite sa disgrâce.
Dans son entretien à Jeune Afrique, Patrice Talon l’a rappelé : jamais il n’était question que son successeur soit issu de son clan. “ Si un homme était de mon clan, c’était bien lui (Boko). Or il était dit et convenu entre nous qu’il était inenvisageable que mon successeur soit issu de ma famille ou de mon clan ”, a confié le président. Ainsi, Olivier Boko n’a jamais représenté une alternative politique crédible, mais plutôt une blessure intime et un facteur de recomposition de l’équilibre interne.
En effet, la nécessité d’un profil “hors clan” et “hors parti” a renforcé la pertinence d’un profil comme celui de Romuald Wadagni. En se tenant à distance des structures partisanes, en refusant d’être assimilé à un camp ou à un réseau d’intérêts, le ministre des Finances s’est imposé comme l’anti-thèse d’Olivier Boko. Boko, c’était le clan, l’affectif, le réseau invisible et Wadagni, c’est la compétence, la neutralité affichée, le choix rationnel.
En somme, là où la loyauté personnelle avait montré ses limites, la loyauté institutionnelle et la continuité économique ont été privilégiées. De plus, la chute brutale d’Olivier Boko a rappelé à Talon l’importance de verrouiller la transition non pas autour des fidélités affectives, mais autour des garanties idéologiques et institutionnelles. Wadagni répond à ce double critère : technocrate reconnu sur le plan international et non affilié partisanement, il incarne une continuité sans être prisonnier d’un clan ou d’une ambition personnelle débordante.
Si Olivier Boko ne pouvait en aucun cas devenir dauphin, sa chute a contribué à tracer les contours de ce que Talon voulait éviter. Romuald Wadagni apparaît dès lors comme la réponse calibrée à ce traumatisme : un dauphin choisi non pour sa proximité personnelle avec le président, mais pour sa capacité à rassurer les partis, les partenaires extérieurs et une partie de l’opinion.
Par ailleurs, Olivier Boko a donc pesé dans l’histoire de la succession non comme un prétendant évincé, mais comme un contre-modèle. Sa disgrâce a rendu encore plus nécessaire la désignation d’un dauphin “hors clan”, renforçant la légitimité du choix Wadagni comme successeur. Un choix qu’assume visiblement le chef de l’Etat, Patrice Talon qui avait déclaré lors d’une conférence de presse le 08 février 2024, « Moi j’ai besoin de personne pour assurer mes arrières.... personne ... je ne veux pas d’un candidat qui me sera loyal ».
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