Bénin/agriculture

Filières de rente : le Sg Yébadokpo dévoile les atouts de la Table ronde, tenue au Bénin

L’investigateur 16/07/2020 à 10:16

Depuis ce mardi 14 juillet 2020, Bénin Royal Hôtel de Cotonou accueille la Table ronde sur l’Organisation de la commercialisation des filières d’exportation et de rente du Bénin que sont l’Anacarde, le Karité et le Soja. En marge des travaux, Toundé Iréné Yébadokpo, Secrétaire général de la Fédération Nationale des Acheteurs des Produits Agricoles et Tropicaux du Bénin (FENAPAT-BENIN), a bien voulu se prononcer. Il a souligné le bien-fondé de la tenue de la Table ronde, et surtout insisté sur l’opportunité des solutions durables aux problèmes qui se posent.

Après deux journées de participation à la Table ronde sur l’Organisation de la commercialisation des filières de rente du Bénin, qu’avez-vous retenu concrètement ?
Nous participons effectivement à une Table ronde sur trois filières spécifiques que sont l’Anacarde, le Karité et le Soja. Nous venons de finir avec la 2e journée qui concerne le Karité. Hier, il était question de l’Anacarde. L’objectif est de doter chacune de ses filières de textes réglementaires qui puissent mettre chaque acteur dans son couloir pour éviter les conflits d’attributions au niveau de chaque famille.

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Hier mardi 14 juillet 2020, deux projets de Décret sont étudiés et ils concernent la création et l’institution du Conseil de Cajou du Bénin (CCB) et celle de la commercialisation des noix de Cajou. C’est évident que ces textes manquaient réellement à la filière afin qu’elle soit vraiment organisée. Lorsque que ces Décrets seront signés et promulgués par le Chef de l’Etat, beaucoup de problèmes seront réglés au niveau de l’organisation de chacune de ces filières. Les documents sont pratiquement types pour toutes les filières. Il n’y a que des spécificités qui vont transparaitre selon la filière. Ce travail est fait à la grande satisfaction des acteurs que nous sommes.

Dès que les réformes seront concrètes, quelles différences peut-on noter entre ce qui se faisait avant et ce qui va désormais se faire ?

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Ce qui se passe jusque-là, c’est comme si on travaille dans l’informel. Il y avait un Arrêté ministériel qui réglementait conjointement la commercialisation des noix de Cajou et de Karité. A cause des réformes, il a été abrogé. Depuis environ 18 mois, nous sommes comme des parents pauvres. On se sentait orphelin de ces textes. Avec les nouveaux Décrets, il y aura de l’ordre. Il sera possible de savoir qui est producteur, acheteur, transformateur et exportateur. Chacun va porter de façon ostensible la casquette qui est la sienne. En ce moment, il n’y aura plus de confusion. Chacun va rester dans son couloir.

L’Anacarde dispose déjà de son interprofession. Ce qui n’est pas le cas des autres filières. Que faire ?

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C’est très simple ! L’Anacarde a eu le privilège d’être l’ainée dans le domaine. Et l’Anacarde a constitué son interprofession depuis cinq ans. Ce qui n’est pas le cas des autres filières. Le Soja est une filière naissante. Elle n’est pas ancienne comme l’Anacarde et le Karité. Mais, c’est le Karité qui a connu du retard au niveau de l’interprofession. Si tout va bien, elle sera mise en place avant la fin de ce mois de juillet 2020. Et sans nul doute, le reste suivra.
Propos recueillis par
Pascal Hounkpatin




 
 

 
 
 

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