Afrique

Ghana : prison à ciel ouvert pour environ 300 présumés sorciers au camp de Gambaga

L’investigateur 17/01/2021 à 18:29

Sur fond d’accusation de sorcellerie, environ 300 personnes sont gardées dans une prison à ciel ouvert, dans un village au Nord du Ghana, région pauvre et peuplée majoritairement de musulmans.

Des personnes accusées de sorcellerie, des femmes en majorité, sont gardées dans des camps qui leur sont réservés, mais qui sont en réalité des prisons à ciel ouvert. Dans des conditions de vie assez difficiles, ils habitent dans des huttes au toit de chaume, avec des ustensiles de cuisine posés à même le sol, sans eau courante, ni d’installations sanitaires, rapporte Rfi.

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Depuis sa création au XVIIIème siècle, la vie est difficile au camp de Gambaga, mais la situation ne s’est guère améliorée. C’est l’un des camps construits au Ghana dans le Nord pour accueillir des présumés sorcières, des mal-aimés qui sont dénoncés par des voisins ou des proches parents.
« C’était il y a douze ans. Mon propre frère m’a accusée de sorcellerie, il a dit que j’avais jeté un sort à son fils. Le village voulait me tuer. J’ai dû m’enfuir ici pour sauver ma vie. », a raconté Zenabu Saori, l’une des doyennes du camp au média français.
Dans cette prison, on rencontre des veuves, des célibataires ou des femmes sans une situation matrimoniale.



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