Législatives 2026 au Bénin : les raisons du faible taux de participation, selon le président de la CENA

Politique

La Commission électorale nationale autonome (CENA) a rendu publics les chiffres clés provisoires des élections couplées législatives et communales du 11 janvier 2026 dans la soirée de ce samedi 17 janvier 2026. Sur plus de 7,8 millions d’électeurs inscrits, moins de 3 millions ont pris part au scrutin, soit un taux de participation de 36,73 %.

La Commission électorale nationale autonome (CENA) a publié les principaux indicateurs statistiques provisoires des élections législatives et communales organisées le dimanche 11 janvier 2026 sur l’ensemble du territoire national.

Selon les données communiquées le samedi 17 janvier 2026, le corps électoral était composé de 7 834 608 électeurs inscrits. Parmi eux, 2 877 773 électeurs se sont effectivement rendus aux urnes, ce qui établit le taux de participation à 36,73 %.

Le scrutin s’est déroulé dans 17 350 postes de vote, mobilisés pour la consultation électorale. Au terme des opérations de dépouillement, la CENA dénombre 87 426 bulletins nuls, tandis que le nombre de suffrages valablement exprimés s’élève à 2 790 347.

Lors de la présentation des grandes tendances du scrutin dans la soirée du samedi 17 janvier 2026, le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Sacca Lafia a apporté des explications sur le taux de participation, inférieur à 50 %. Selon lui, ce chiffre peut paraître « tout naturellement plaqué », mais il s’explique par plusieurs facteurs structurels.

Comme raison avancée, le vote n’est pas obligatoire au Bénin. Par ailleurs, le président de la CENA a rappelé que la liste électorale prend en compte l’ensemble des citoyens béninois âgés de 18 ans et plus, indépendamment de leur volonté ou de leur capacité effective à participer au scrutin. « Que le citoyen ait l’intention de voter ou non, qu’il soit en mesure de le faire ou non, qu’il soit en déplacement ou non, tous figurent sur la liste électorale », a-t-il souligné, tout en estimant que cette réalité influence mécaniquement le taux de participation.

Toutefois, au-delà des électeurs qui n’ont pu ou souhaité voter, le responsable de l’organe électoral a insisté sur un point essentiel : les citoyens désireux de participer au scrutin ont voté dans des conditions de liberté et de transparence, sans entraves particulières.

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Claudia E. Dianou

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