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Le ministre malien de la Défense, Sadio Camara, a été tué samedi lors d’attaques simultanées menées contre plusieurs positions stratégiques du pays. Ces offensives, revendiquées par des groupes jihadistes alliés à des rebelles touareg, ont frappé Bamako et plusieurs grandes villes.
Le Mali a vécu l’une des journées les plus tendues de ces dernières années avec des attaques coordonnées contre des cibles militaires et institutionnelles. À Bamako et dans sa périphérie, notamment à Kati, fief de la junte au pouvoir, des combats ont été engagés dès les premières heures de la matinée du samedi entre les forces armées et des assaillants lourdement armés.
Ces offensives ont également été signalées dans plusieurs localités stratégiques du nord et du centre du pays, dont Kidal, Gao et Sévaré. Elles sont attribuées au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, en coordination avec des combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA), un mouvement séparatiste touareg.
Le fait marquant de ces attaques reste la mort du ministre de la Défense, Sadio Camara. Selon des sources proches de sa famille et des responsables sécuritaires, il a été tué lors d’un assaut ciblé contre sa résidence à Kati. Son épouse aurait également perdu la vie dans l’attaque. Sa résidence aurait été fortement endommagée par une explosion.
Au-delà de ce coup dur porté au sommet de l’appareil militaire, la situation reste confuse autour du chef de la transition, le général Assimi Goïta, qui ne s’est pas exprimé publiquement depuis le début des affrontements. Des informations sécuritaires évoquent son évacuation vers un lieu tenu secret.
Sur le terrain, les combats se sont poursuivis dimanche, notamment à Kidal où les rebelles affirment contrôler la ville. Ils indiquent par ailleurs qu’un accord aurait été trouvé pour permettre le retrait des combattants russes de l’Africa Corps présents dans la zone. Toutefois, des affrontements restaient en cours, signe d’une situation encore instable.
Dans un communiqué, le JNIM a revendiqué la responsabilité de ces attaques d’envergure, affirmant avoir visé des cibles clés du pouvoir malien, dont des installations militaires et des résidences officielles. Le groupe parle d’une opération coordonnée avec ses alliés et se félicite des résultats obtenus.
Le Mali fait face depuis 2012 à une insécurité persistante, ces attaques coordonnées et la mort d’un haut responsable de la junte viennent accentuer les incertitudes. Elles posent avec acuité la question de la capacité des autorités de transition à contenir la menace et à rétablir durablement la stabilité sur l’ensemble du territoire.
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