Afrique

Mali : les hauts gradés de l’armée ont saboté les accords d’Alger pour une paix durable

L’investigateur 18/08/2020 à 19:23

De sources concordantes, le président malien Ibrahim Boubacar Kéita a été arrêté par des militaires, à la suite des émeutes qui ont eu lieu ce mardi à Bamako. Une action des hommes armés qui somme toute, remet en cause le processus démocratique en cours dans ce pays.

C’était autour de 16heures 30 minutes, heure locale que le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta a été arrêté dans sa résidence de Sebenikoro, à Bamako. En compagnie du 1er ministre, Boubou Cissé, et de son fils, le député Karim Keïta, les mutins ont mis le grappin sur le président malien. Selon des sources, l’information aura été confirmée plus tard. Outre le président, d’autres sources ont révélé aussi que des Généraux et d’autres ministres ont été arrêtés. Pour les Nations Unies, cette action des militaires entrave le processus démocratique en cours dans ce pays. A dire vrai, des hauts responsables maliens, dont l’ancien chef d’état-major Keba Sangaré, ont choisi volontairement de mettre entre parenthèses, la mise en œuvre des accords d’Alger. Ce que déplore un rapport d’experts de l’ONU, pour le moment encore confidentiel.

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« Plus de cinq ans après sa signature, comment expliquer les lenteurs dans l’application de l’accord de paix d’Alger ? Pour la première fois, le groupe d’experts de l’ONU met directement en cause des responsables maliens, accusés d’avoir entravé la mise en œuvre de l’accord de paix signé entre le gouvernement malien, plusieurs groupes armés du nord et des milices pro-gouvernementales », rapporte Jeune Afrique.
Le rapport indexe en outre des personnalités qui ont œuvré pour que cela ne soit pas mis en œuvre. Or, en août 2018, un précédent rapport avait permis d’indexer des leaders de groupes armés, accusés d’être de mèche avec des groupes terroristes ou des trafiquants. Un an après, c’est-à-dire en juillet 2019, d’autres personnalités ont à nouveau été indexées à travers des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU.

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« Cette fois, le rapport des experts de l’ONU, transmis au Conseil de sécurité le 7 août et qui devrait être rendu public dans le courant de la semaine prochaine, cite nommément des responsables de la hiérarchie militaire et du renseignement. Une première. Dans leurs précédents rapports, les experts avaient en effet certes déjà évoqué des responsabilité » du côté de Bamako, mais sans jamais citer de noms. », précise le magazine panafricain.
Il s’agit d’un rapport qui « décortique ce système assez sophistiqué de manipulation d’acteurs dans la mise en œuvre de l’accord », révèle une source onusienne. A savoir que le gouvernement « ne peut pas parler de bonne foi si, intentionnellement, il met en œuvre des stratégies qui servent à mettre des bâtons dans les roues aux autres signataires. »



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