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Santé : choisir de garder ou non une grossesse ? Angela donne sa position

L’investigateur 24/06/2021 à 18:59

Chrétienne fervente, Angela Kpéidja est vent debout contre l’avortement provoqué. Mais pour la spécialiste en communication pour la santé et présidente de l’Ong « N’aie pas peur », il faut revisiter la loi qui interdit l’avortement au Bénin d’autant plus qu’il pourrait y avoir des circonstances, obligeant la femme à choisir de ne pas la garder. Lire sa position sur la question à travers un post, sur sa page facebook.

« Ma foi chrétienne ne me permet pas d’être pour l’avortement provoqué. Mais les milliers de décès que l’on enregistre chaque année au Bénin du fait de son interdiction par la loi, m’interpellent.

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Faut-il laisser mourir ces femmes qui choisissent de se débarrasser d’une grossesse devenue gênante ? Généralement, elles n’y vont pas avec des raisons fallacieuses sauf dans de rares cas. Car la décision de ne pas garder une grossesse n’a jamais été facile à prendre. La femme quel que soit son âge sera toujours attachée à l’embryon, si petit qu’il soit. Faites un tour dans les couloirs de certaines structures réputées pour ce genre de chirurgie, et vous constaterez la souffrance psychologique des femmes.

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Dans le fond, c’est un droit pour la femme de choisir de garder ou non une grossesse. Il s’agit de son corps. C’est une question de droits humains.

En plus, ce sont les femmes indigentes et les jeunes filles qui sont confrontées à ces lois punitives. Ce sont elles qui vont recourir à des potions magiques ou à des charlatans et apprentis sorciers infirmiers pour se débarrasser de leurs grossesses. Or les couloirs de la clandestinité sont très souvent macabres.

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En réalité, celles qui ont les moyens, s’offrent sans aucun bruit et peu importe le prix, ce genre de service. Les pilules abortives existent, et ces femmes peuvent s’en procurer au-delà même des frontières béninoises.

Finalement, ce sont les pauvres femmes et certaines adolescentes qui fuient la stigmatisation, qui font les frais des lois anti avortements dans notre pays. Stérilité, Synéchie du col de l’utérus, grossesse extra-utérine… sont quelques complications au bout de cette pratique si la mort ne vient pas siffler la fin.



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