Au Sénégal, la Cour suprême confirme la condamnation d'Ousmane Sonko pour diffamation

Inter

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko qui contestait sa condamnation de 2024, pour diffamation, n’a pas eu gain de cause devant la Cour suprême. Cette semaine, il a déposé un recours de contestation de sa condamnation à six mois de prison avec sursis pour diffamation, mais il a essuyé un revers.

La condamnation du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, a été prononcée en appel en mai 2023 par un tribunal de Dakar puis confirmée par la Cour suprême en janvier 2024. En effet, ceci l’avait empêché d’être candidat à la présidentielle de mars 2024 remportée par le n°2 de son parti Bassirou Diomaye Faye. Il faut dire que Ousmane Sonko était alors poursuivi par un ministre de l’ancien régime, Mame Mbaye Niang, pour diffamation, injures et faux.

Mardi, la Cour suprême a rejeté le recours en rabat d’arrêt, une procédure rare, qui implique le renvoi du dossier devant le Conseil constitutionnel.

« La requête en rabat d’arrêt a été rejetée, motif pris de ce que les juges de la chambre pénale n’avaient pas commis une erreur de procédure en rejetant la demande de sursis à statuer et de renvoi du dossier au Conseil Constitutionnel », a indiqué un de ses avocats, Me Ciré Clédor Ly.

Sur Facebook, Ousmane Sonko a réagi à la décision de la Cour suprême, dénonçant une condamnation « injuste ». Il a affirmé qu’il existe des « magistrats honnêtes », mais aussi « des magistrats véreux à la solde des politiciens ». Le premier ministre sénégalais a promis la réouverture du procès pour diffamation.

Pendant ce temps, ses avocats comptent saisir le ministre de la Justice aujourd’hui pour demander la révision du procès, une pratique que permet la loi sénégalaise, mais à condition qu’il existe un élément nouveau.

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L’investigateur

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