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En marge de la Semaine africaine de la science, de la technologie et de l’innovation organisée à Addis-Abeba par l’AUDA-NEPAD, le Coordonnateur du Programme sur les indicateurs de la Science, Technologie et de l’Innovation en Afrique ( Principal programme Officier), M. Hylde-Mbuta Lukovi SEKE, a accordé un entretien à L’Investigateur. Il revient sur le lancement du plan de mise en œuvre continental, les financements mobilisés et les attentes vis-à-vis des États et des partenaires pour soutenir l’Agenda 2063.
Le sommet de l’Union Africaine ( UA) se déroule actuellement à Addis-Abeba et prendra fin le 15 février 2026. En prélude à la semaine de la science de la technologie et de l’innovation organisée par l’Agence de développement de l’Union Africaine ( AUDA-NEPAD), la rédaction de votre journal l’investigateur présente à Addis-Abeba dans la capitale éthiopienne s’est entretenue avec M. Hylde-Mbuta Lukovi SEKE Coordonnateur du Programme sur les indicateurs de la Science, Technologie et de l’Innovation en Afrique ( Principal programme Officier) pour présenter à nos lecteurs les tenants et aboutissants de la conférence qui a regroupé plusieurs participants venus des différentes zones de l’Afrique.
L’investigateur : Nous venons de passer deux jours d’intenses activités au cours de cette conférence dédiée à la "semaine de la Science, de la Technologie et de l’Innovation" avec d’éminentes personnalités et de chercheurs assermentés. Quel bilan peut-on dresser avant la clôture des travaux ?
Hylde-Mbuta Lukovi SEKE : Le premier bilan après ses deux journées, nous pouvons dire que c’est un lancement avec succès du plan de mise en œuvre de la Stratégie Continentale de la Science, de la Technologie et l’Innovation pour la période 2025-2034. Nous avons l’obligation à l’Union Africaine ( UA) de pouvoir soutenir cette vision à long terme qu’on appelle << Agenda 2063>>. Cet agenda est comparable aux Plans Nationaux de Développement ( PND), ce plan se repose sur différents piliers et secteurs.
En ce qui concerne le secteur Science, Technique et de l’Innovation, avait sa stratégie continentale adoptée l’année passée mais ce qui nous retardait était principalement la mise en œuvre. C’est donc un succès d’avoir lancé cette mise en œuvre à travers cette conférence. Ensuite, nous avons des programmes financés par les canadiens qui soutiennent les institutions qui subventionnement les recherches sur le plan national. Ces derniers ont mis cinquante millions de dollars ( 50.000.000 $) pour que l’Agence de Développement de l’Union Africaine ( AUDA-NEPAD) puisse accompagner les pays. De plus, nous avons une autre initiative appelée << EdTech>> qui consiste à pousser les élèves et étudiants à utiliser les outils technologiques afin de les orienter à être des acteurs de l’Innovation et aptes à être des vecteurs de création d’emplois.
[’L’Investigateur] : Se fondant sur ce succès, peut-on affirmer que l’espoir est permis pour le continent africain après le lancement de la " Stratégie de haut niveau pour la Science, la Technologie et l’Innovation en Afrique horizon 2034" ?
Hylde-Mbuta Lukovi SEKE : l’espoir est toujours permis, en effet nous avons une jeunesse qui dépasse 50%, nous enregistrons des États qui comprennent les enjeux dans ce secteur surtout les chefs d’États qui comprennent que l’Afrique peut se développer par ses propres ressources même si nous pouvons être assistés. Il faut compter sur ses propres ressources pour un niveau d’autonomie et de respect et faire honorer sa souveraineté. Nous célébrons déjà ce succès de la mise en œuvre de ce programme. Nous sommes une institution, nous existons grâce aux Etats membres sans oublier les parties prenantes qui sont engagées dans cette démarche pour une réussite assurée.
[ L’investigateur] : Pour conclure, cet entretien, quel appel avez-vous à lancer aux partenaires et aux chefs d’États africains ?
Hylde-Mbuta Lukovi SEKE : Aux partenaires, je voudrais dire que 32/55 en Afrique sont considérés comme sous-développés. Cependant, le contenu de notre " Stratégie 2025-2034" en synergie avec les plans de mise en œuvre de la deuxième décennie de l’agenda 2063, c’est de faire sortir ces pays de la pauvreté pour les engager sur la voie des pays en voie de croissance d’ici 2033. Nous ne pouvons pas vivre en autarcie. Nous avons des minerais qu’ils n’ont pas, nous avons une forte main d’oeuvre avec une population qui avoisine 1 milliards 500 millions d’habitants, une jeunesse bien formée. Ce sont autant d’atouts pour ces pays en voie de développement. Ce sera donc un partenariat gagnant-gagnant.
Pour les Etats membres, à l’endroit des chefs d’États ce sont eux qui ont permis d’avoir ce plan de mise en œuvre par l’intermédiaire des ministres en charge de ce secteur, ils ont donné l’accord pour que l’Afrique puisse avoir ces piliers pour soutenir la mise en œuvre de l’agenda 2063. Nous sollicitons davantage la mobilisation des ressources à l’interne parce que l’Afrique n’est pas pauvre.
Les taxes peuvent nous aider, il y a des pays qui se sont développés grâce aux taxes. Nous devons être plus efficients dans la gestion de nos ressources, de nos recettes afin de financer les grands projets et faire développer nos pays, nos communautés rurales et développer nos infrastructures afin que nos villages deviennent des villes.
Propos recueillis par Iris Sédjro GBEGAN depuis Addis-Abeba en Ethiopie
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