Bénin

Tigri à Talon sur la question des détenus politiques : « c’est comme au temps du Prpb où les détenus à Ségbana et exilés étaient pris pour des "cacheurs" »

L’investigateur 28/07/2022 à 18:03

Après la libération de 30 détenus proches de l’opposition dans la soirée du mercredi 27 juillet 2022, Alassane Tigri vice-président de Les Démocrates s’est prononcé et encourage le président Patrice Talon à aller au bout. Mais lors de son intervention il a caricaturé les propos du Chef de l’Etat sur la situation des détenus politiques qui pour lui, connaissent le même sort que les opprimés du temps du Parti pour la Révolution Populaire du Bénin (PRPB).

Pour l’opposition et son vice-président Alassane Tigri en particulier, il reste à Talon, un autre bond à faire même si le geste d’hier, à travers la libération de prison de 30 détenus proches de l’opposition est encourageant.
« La justice vient de libérer une trentaine de détenus. On ne peut que dire que le président Talon est dans la bonne direction. Trente libérations, il en reste certainement encore dans les prisons…« , a confié Alassane Tigri au cours d’un entretien après l’annonce, ce mercredi de la libération de 30 détenus politiques. Dans la même veine, et comme le souhaitent ses pairs de l’opposition, il faut libérer tout le monde et faciliter le retour des exilés.
Se réjouissant de la bonne écoute du pouvoir de la rupture après les différents cris de détresse, Alassane Tigri invite le Chef de l’Etat à aller plus loin et mieux, à l’amnistie générale
« Je l’encourage à faire un bond en avant et à aller jusqu’au bout. La meilleure manière d’aller au bout de cette situation qui grippe la démocratie béninoise, les droits de la personne humaine et l’Etat de droit dans notre pays, c’est d’aller à une amnistie générale« , a précisé l’opposant à Talon.

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Mais quant au propos du président de la République devant son homologue français sur la situation des détenus politiques, il estime que cela n’étonne guère d’autant plus qu’on est au Bénin.
En conférence de presse conjointe après leur tête-à-tête, le Chef de l’Etat a laissé entendre qu’il n’y a pas de détenus politiques au Bénin. Ce qui, a dit Alassane Tigri, ne surprend pas. « Beaucoup se souviendront que dans les moments difficiles du PRPB, tout l’appareil du parti disait qu’il n’y avait pas de détenus et d’exilés politiques et que les communistes qui se sont retrouvés à Ségbana étaient des cacheurs. »

« Mais lorsque la situation politique s’était aggravée, indique Alassane Tigri, le président Mathieu Kérékou avait pris ses responsabilités. Avec l’Anr d’alors, une loi d’amnistie avait été prise en faveur des détenus et exilés politiques ». Et, il espère que le président Patrice Talon ira dans le sens d’une amnistie générale pour pacifier la situation.




 
 

 
 
 

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