Bénin/médias

Angela : agacée, la journaliste répond en 7 mn 23 secondes aux critiques contre sa personne

Judicaël C. GBETO 7/06/2020 à 14:07

C’est par le biais d’un message vidéo que la journaliste à l’Ortb, spécialiste des questions de santé, Angela Kpéidja s’est adressée à ses détracteurs.

Victime de lynchages et de critiques de toutes sortes depuis sa dénonciation du 1er mai 2020, Angela Kpéidja a ciblé le jour de la célébration des mères pour répondre aux nombreuses questions à lui posées quotidiennement. A quelques heures donc de ce jour, fête des mères, celle qui a choisi de se battre pour la condition des femmes des médias et des autres secteurs s’est exprimée à la faveur d’une courte mais très sensible vidéo.

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C’est une femme, une journaliste, une mère totalement abattue, un peu comme fatiguée des assauts sur sa personne, qui a dit ses sentiments. Une mère (2 enfants et un mari) en pleure, fragilisée par les critiques, affaiblie par la façon dont les femmes sont traitées dans les services béninois. Toute triste, tremblotante, presque détruite de l’intérieur, cherchant la force de finir les 7 minutes 23 d’entretiens sans s’écrouler. Mais elle n’a pas pu résister. La phrase « Je ne suis pas une pute, je ne suis pas une prostituée » ne lui ont pas donné davantage de force pour aller jusqu’au bout. Elle a craqué, mais elle a poursuivi et fini.

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Dans son post, elle dit considérer toutes les critiques qu’elle essuie tous les jours. Critiques qui sont dues au fait qu’elle n’est pas assez connue (par ses détracteurs). « J’adresse aux critiques que je reçois toute la considération nécessaire. Et j’en viens à conclure que certains regards de dépréciation sur ma personne, tiennent de ce que vous ne me connaissez pas assez. C’est pourquoi, en ce jour symbolique, je prends la décision d’un échange direct avec vous », a-t-elle affirmé.
Elle a fait de cet entretien, un petit résumé de son parcours académique et professionnel avant de parler de son combat qu’elle dit ne pas arrêter en si bon chemin. Tellement son engagement était fort qu’elle n’a pas manqué de préciser qu’ « il faut que ça cesse ».



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