Bénin

Boni Yayi : son ancien ministre Komi Koutché pris entre deux feux

L’investigateur 31/03/2020 à 16:26

Après le desserrement de « l’étau de Madrid », on pensait, mais à tort que l’ancien ministre de l’économie et des finances, chargé des programmes de dénationalisation de Boni Yayi, Komi Koutché est au bout de ses peines. Mais sans jouer les cassandres, il semble, selon l’une des publications du journal Matin Libre que l’ancien Directeur général du Fonds national de Microfinance (FNM) traîne comme un boulet, une assignation de la CRIET.

A en croire nos confrères, l’ancien ministre Komi Koutché est attendu à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), le 03 avril 2020 à Porto-Novo. Accablé en effet par un audit datant des années antérieures, l’ancien attaché de cabinet de l’ex-ministre des finances, Grégoire Laourou et quelques uns de ses collaborateurs sont derechef attendus à cette juridiction spéciale. A l’analyse, les chefs d’accusation dont il est affublé, selon nos confrères : « détournement et blanchiment de capitaux », ne sont pas de nature à rasséréner son camp. A fortiori, avec les juges de la CRIET, beaucoup d’hommes d’affaires, épinglés à tort ou raison, y sont allés et ; en ont connu des vertes et des pas mûres, pour des chefs d’accusation presque identiques. Si par contumace, les juges de cette Cour spéciale n’ont pas eu froid aux yeux avant de flanquer 20 ans de prison ferme à l’homme d’affaires, Sébastien Ajavon pour une affaire de 18kg de drogues ; et KGB, condamné à un degré moindre, c’est dire que Komi Koutché en aura pour son grade. Il est vrai, selon La Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».
Mais dans le contexte béninois, l’opposant au régime de la rupture, Komi Koutché a en effet du soucis à se faire à cause de ce clin d’œil de la CRIET.
Malheureusement, il n’est pas non plus à l’aise au State actuellement. Les Etats-Unis, l’ex-argentier doit en avoir marre. Pas, parce qu’il est aussi poursuivi là-bas, mais tout simplement à cause du tristement célèbre nouveau statut de ce pays, foyer du Covid-19.
Le moins qu’on puisse dire, pris entre les feux des « rupturiens » et celui de l’ennemi invisible, le Coronavirus, seul, le recours à la providence demeure la planche de salut pour le ministre Komi Koutché désormais.




 
 

 
 
 

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