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Burkina : l’ancien président Blaise Compaoré condamné à vie au terme du procès Sankara

L’investigateur 6/04/2022 à 13:31

Ce mercredi 06 avril, l’ancien président du Burkina Faso, Blaise Compaoré a été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour sa participation à l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara, tué avec douze de ses compagnons lors d’un coup d’Etat en 1987.

C’est en effet, le verdict du tribunal militaire de Ouagadougou, rapporte France 24. Aussi, le commandant de sa garde Hyacinthe Kafando et le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l’armée lors du putsch de 1987 ont été condamnés à vie.
Il aura fallu plusieurs années d’instruction, l’audition de plus de 110 témoins et 6 mois d’audience pour en arriver à ce jour, 34 ans après l’assassinat de Thomas Sankara. Aucune circonstance atténuante n’a été retenue pour ces trois accusés, reconnus coupables d’« atteinte à la sécurité de l’État », de « complicité d’assassinat » et de « recel de cadavre ». Ils perdent également toutes leurs distinctions militaires.

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La cour est donc allée plus loin que ce que le parquet militaire avait requis, à savoir 30 ans de prison ferme pour Blaise Compaoré et le commandant de sa garde, Hyacinthe Kafando. Vingt ans seulement avaient été requis pour le général Gilbert Diendéré. Présenté lors des audiences comme le superviseur des assassinats, Diendéré était le seul des trois présents au procès, puisqu’il est incarcéré pour la tentative de coup d’État de 2015. Les deux autres principaux accusés sont exilés en Côte d’Ivoire et ont été jugés par contumace.

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Huit autres accusés sont condamnés à des peines allant de trois ans à vingt ans de prison. Trois accusés, enfin, ont été acquittés.

Un verdict a suscité de vives réactions dans la salle. Il a été accueilli avec un grand soulagement par les parties civiles et les proches des victimes. « C’est une page de l’histoire du Burkina qui vient de se tourner », a confié un ancien ministre de Thomas Sankara. Certains partisans et proches de Thomas Sankara ont applaudi, d’autres ont crié : « La patrie ou la mort, nous vaincrons », la devise du père de la révolution.




 
 

 
 
 

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