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CEDEAO : le rapatriement des biens culturels africains préoccupe les dirigeants

L’investigateur 2/07/2021 à 16:54

Réunis à Cotonou les 29, 30 juin et 1er juillet 2021 à « Bénin Royal Hôtel », des Experts ont réfléchi sur une question importante. Une réunion régionale qui a été consacrée à l’analyse du plan d’action 2019-2023 de la CEDEAO sur le retour des biens culturels africains à leurs pays d’origine. C’est au Président du Comité régional, Malam Issa Assoumana, de faire le point des travaux et des recommandations.

Cette première réunion du Comité régional de suivi du plan d’action 2019-2023 de la CEDEAO sur le retour des biens culturels africains à leurs pays d’origine a réuni des Experts venus de plusieurs pays d’Afrique. Avec eux, des personnes ressources venues du Nigéria, du Bénin, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Libéria. Démarré le mardi 29 juin, cette réunion à pris fin le 1er juillet 2021 avec des conclusions aussi pertinentes que convaincantes.

C’est donc au président du Comité régional, Malam Issa Assoumana, ancien ministre et ancien député du Niger, de faire lecture du long parcours fait ces trois jours d’échanges mais aussi des recommandations issues de cette réunion de Cotonou.
En revenant très rapidement sur le contenu des travaux, l’ancien ministre, et président de ce Comité a indiqué que les échanges ont débuté par le rappel du contenu de ce plan d’action adopté par les ministres en charge de la culture ici même au Bénin. Plan qui a fait l’objet de l’adoption des Chefs de l’Etat au cours de leur conférence de décembre 2018. Il faut dire que ce plan d’action était composé de trois axes stratégiques réunissant tout ce qu’il faut comme tâches et activités pouvant permettre à la Cedeao d’atteindre ses objectifs. Ceci pour faire en sorte de « réimporter » les biens, rapporter l’identité culturelle de l’Afrique frauduleusement prise.

Les axes sur lesquels les travaux se sont reposés

L’assise a réfléchi au cours de cette réunion de Cotonou sur une proposition des stratégies pour le renforcement des démarches des Etats sur le cadre juridique à renforcer pour la mise en place des infrastructures devant accueillir les biens une fois revenus en Afrique. Ensuite une esquisse de méthodologie sur comment effectuer les inventaires a été faite par une personne ressource avec proposition des outils, notamment des fiches d’inventaire qui pourront faciliter aux Etats l’identification et le recensement de leurs biens culturels qui se trouvent dans les autres pays. Et une autre proposition de méthodologie pour soutenir les négociations des Etats envers les pays détenteurs a été faite pour que également à ce niveau on puisque rendre efficace les démarches de rapatriement de ces biens culturels.
C’est donc autant d’outils que l’assise a passé au peigne fin. C’est autant d’outils qu’elle a amélioré et finalisé et qui permettront de concrétiser l’apport des uns et autres à la mise en œuvre de ce plan d’action. Sans oublier une autre question sans doute importante. La question du financement de ce plan d’action a donc été aussi abordée durant ces trois jours de travail. Il faut noter qu’à ce niveau, les partenaires techniques et financiers qui ont travaillé avec le Comité régional se sont positivement prononcés sur la préoccupation.


Les recommandations issues de ces assises de Cotonou

« Nous avons demandé à la Cedeao de soumettre à la conférence des Chefs de l’Etat un mémorandum pour la désignation d’un champion en leur sein comme recommander par la réunion des ministres de la culture du 17 juillet 2019 ; d’organiser un symposium dans les plus brefs délais pour mieux informer et sensibiliser sur le plan d’action et les démarches à entreprendre ; de poursuivre les efforts élargis aux Etats membres pour la ratification des conventions Unidroit de 1970 et 1995 ; de prendre des dispositions pour mise en œuvre effective de feuille de route revue comprenant les priorités du plan d’action de les deux prochaines années ; de prendre des dispositions pour appuyer les Etats membres dans la formulation de requêtes officielles pour la restitution de leurs bien culturels ; et enfin d’impliquer la diaspora et les représentations diplomatiques à tous les niveaux du processus du rapatriement des biens culturels en Afrique ».
C’est donc à monsieur Mamadou TRAORE, commissaire en charge de l’Education, de la Science et Culture de la Cedeao de clôturer les travaux de ces assises de Cotonou.




 
 

 
 
 

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