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Drame de Dassa : le père Eric Aguénounon tacle le gouvernement, les détails

L’investigateur 3/02/2023 à 19:08

Le drame survenu dimanche 29 janvier 2023 dans la commune de Dassa-Zoumè dont les conséquences ont été énormes en pertes en vies humaines pour le Bénin continue d’alimenter les débats. Sur Radio Planète en effet, le Directeur de l’ Institut des artisans de justice et de paix (IAJP), le père Eric Aguénounon fait le procès du gouvernement. Il s’étonne que tout un bus calcine en pleine ville et qu’on ait la réaction appropriée des sapeurs-pompiers, qui dit-il, n’ont pas les moyens adéquats pour réagir promptement.

En bon compatriote, le Père Eric Aguénounon, Directeur de l’Institut des artisans de justice et de paix (IAJP) est lui traumatisé par le drame de Dassa-Zoumè.

« J’ai ressenti ce qu’un citoyen lambda, un citoyen ordinaire a ressenti. Ce que tout homme et toute femme de bonne volonté peuvent ressentir. J’ai été révolté, meurtri et profondément bouleversé, parce que en pleine ville dans ce Bénin de 2023, un bus contenant des hommes peut calciner jusqu’à ce point-là ? Ou sont les sapeurs-pompiers ? On n’a même pas récupéré quelques choses du bus. », a-t-il déclaré.

Plus loin il enchaîne : « Tout a calciné c’est incroyable, je me demande si ça s’est produit dans un coin, dans un village de Banikoara, dans un village de Sègbannan, où à Kalalé non ? À Dassa en plein cœur de la ville, ce qui signifie donc que nous ne sommes pas dans un pays sérieux, excusez le thème, un pays sérieux est un pays sécurisé dans lequel, il y a les moyens pour permettre aux vies de s’éclore, aux uns et aux autres d’avoir une certaine sécurité, on a pas. Ce qui signifie donc que chaque citoyen est livré à lui-même et nos routes ne sont pas sécurisées. Je n’ai pas vu qu’on essayait d’éteindre le feu, (…), je n’ai pas vu des vidéos comme ça. Je m’interroge sur notre charité, sur le devoir de l’état béninois à protéger les citoyens dans les moments les plus extrêmes. »

Comme amertume, il déclare : « Je ne crois pas que notre Etat a les moyens de le faire. Comment sont les casernes des sapeurs-pompiers, est-ce qu’il y a assez de communications, de sérénité, de rapidité d’intervention et les moyens de sauver les vies. La question est une question légitime par rapport à ce que j’ai vu, par rapport à ce que je ressens aujourd’hui. Si on transporte des blessés jusqu’à Cotonou ça veut dire que notre système sanitaire est défaillant. Nous sommes dans l’infra humanisation et ça il faut oser le dire et dire que le travail reste énorme, on a beau sauvé la face annuelle des infrastructures à Cotonou, très beau, c’est magnifique oui, mais à l’intérieur du pays qu’est ce qui se passe ? Dépêcher des gens pour c’est de la compassion et là, les problèmes qui se posent, si on le diagnostique bien ce n’est pas la compassion. Dieu ne va pas descendre sauver ces gens-là, Il va passer par les mains de l’homme et dans un état, les mains humaines c’est le pouvoir central, le pouvoir étatique étant loin donne plein pouvoir à tout village, à toute petite ville d’avoir tous les moyens. »

Pourtant un constat est fait selon ce qu’on voit ailleurs

« Ces autorités-là, ils vont dans les pays développés, ils ont étudié certainement dans ces pays-là, ils vivent parfois un peu de temps dans ceux pays-là. Ils voient que même dans le village le plus profond qui est à 500 km de Paris ou de Washington, il y’a les moyens pour sauver des vies. C’est de ça je parle. Je présente toutes mes condoléances les plus attristées aux familles bouleversées, et ceux ne sont pas des moindres, beaucoup de hauts cadres dans ce bus et ne jamais souhaiter que l’être humain puisse périr de cette manière-là. C’est le signe que la mort, mais d’abord le sous-développement, l’inconscience national frappe tout le monde. Ce qui se passe sur nos routes ce n’est pas gentil. C’est le sauve-qui-peut.
Absence de sécurité sur nos routes ?

« Où sont les policiers, comment ils régulent la circulation chez nous et est-ce qu’on peut limiter la vitesse des bus et est-ce qu’on peut dire à des camions pas de dépassement à ce niveau ? Est-ce qu’on peut le faire ? Est-ce que quelque chose est possible ? Et donc, il y a un problème d’éducation civique aux citoyens et à L’IAJP c’est ce travail que nous faisons. Malheureusement nous sommes dans un pays où il y a beaucoup d’ondes négatives et beaucoup de forces négatives et de plus en plus, on célèbre ces forces, c’est très grave et ce sont ces choses qui sont chantées comme étant des sauveurs, il y a un Seul Dieu qui a sauvé le monde, c’est Jésus Christ », a-t-il dénoncé sur radio Planète.




 
 

 
 
 

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