Bénin

Election de Talon : « l’accouchement a été très difficile, mais le bébé est né vivant », selon Topanou

L’investigateur 25/04/2021 à 16:06

La réélection du chef de l’Etat par K.O avec 86,67% des suffrages exprimés fait aussi couler beaucoup d’encre et de salive. Au détour de son entretien avec les confrères du Journal l’Evénement Précis, l’ancien ministre de la justice, Victor Topanou a donné son point de vue sur le K.O.

A en croire l’ancien garde des sceaux, le Professeur Victor Topanou, l’élection du président de la République, Patrice Talon qui rempile pour un second mandat n’a pas été chose aisée. Toutefois, l’universitaire se réjouit de la fin du scrutin. « L’accouchement a été très difficile, mais le bébé est né vivant », a-t-il déclaré. Une appréciation qui fait suite aux violences préélectorales qui ont failli saboter la compétition.

Ce n’est plus un secret de polichinelle. A l’orée de la tenue du scrutin, les appels à manifester lancés par l’opposition ont eu d’échos favorables dans certaines communes. Notamment à Savè, Tchaourou, Parakou comme Bantè. Ce qui a occasionné des affrontements entre présumés chasseurs et les forces de l’ordre, intervenues pour rétablir l’ordre. En termes de bilan, on a dénombré d’énormes dégâts matériels, des pertes en vies humaines et des blessés. Pire, le vote n’a pas pu se dérouler dans treize (13) arrondissements selon la Commission électorale nationale autonome (CENA).
Pour l’ancien président de la Cour constitutionnelle, Maître Robert Dossou, qui intervenait le mardi 20 avril sur RFI, « c’est pour la première fois au Bénin qu’il y a eu des tels incidents avant une élection au Bénin ».

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Contrairement à cette appréciation de l’avocat qui d’ailleurs défend deux détenus (Réckya Madougou et Joël Aïvo), Jacques Ayadji, président du parti Mouvement des Elites Engagées pour l’Emancipation du Bénin (Moele-Bénin), déplore les violences qui selon ses dires, sont commanditées. Reçu ce dimanche sur l’émission « Ma part de vérité » d’une télévision privée au Bénin, l’ancien syndicaliste, soutien du régime, estime que « les violences sont la volonté de présumés commanditaires qui ne voulaient pas de la tenue du scrutin ».
En résumé à la fin, la justice a interpellé des acteurs de l’opposition, visés par des enquêtes liées auxdites violences. Ce qui est également décrié. Mais pour le Professeur Victor Topanou, il est normal que l’Etat à travers la justice, cherche à connaître « les commanditaires et les auteurs de ces violences ».




 
 

 
 
 

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