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Guinée, les manifestations politiques de rue désormais « interdites » pendant la durée de transition

L’investigateur 17/05/2022 à 17:32

L’interdiction des manifestations politiques de rue, est désormais effective en Guinée. Deux jours après l’adoption par l’organe législatif qu’elle a mis en place d’une transition de trois ans avant le retour des civils au pouvoir, la junte impose le silence aux partis qui animent la vie politique.

« Toutes manifestations sur la voie publique, de nature à compromettre la quiétude sociale et l’exécution correcte des activités contenues dans le chronogramme (de transition) sont interdites pour l’instant jusqu’aux périodes de campagne électorale », a martelé le Comité national du rassemblement pour le développement (CNDR), dans un communiqué publié dans la soirée du vendredi 13 mai.

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En effet, selon les autorités, « Pour mener à bien le chronogramme de la transition et de la politique de refondation enclenchés depuis le 5 septembre 2021 (date du renversement du président Alpha Condé, ndlr), le CNRD invite l’ensemble des acteurs politiques et sociaux à circonscrire aux sièges de leurs formations toute forme de manifestation ou regroupement à caractère politique », affirme le communiqué du CNRD.

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Prêt à sévir, l’organe principal de la junte, dirigée par le colonel Mamadi Doumbouya, « réitère à l’opinion nationale et internationale qu’il n’est ni candidat à une élection, ni proche d’un parti politique ». Il prévient que « tout manquement » aux décisions annoncées vendredi « entraînera pour leurs auteurs des conséquences de droit ».

En septembre, après le putsch contre le président Condé, la Cedeao avait « insisté pour que la transition soit très courte », et que des élections soient organisées dans un délai ne dépassant pas « six mois ». L’organisation ouest-africaine a suspendu la Guinée après le putsch du 5 septembre et lui a imposé des sanctions à la suite du refus de la junte de se conformer à ses exigences.




 
 

 
 
 

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