Afrique

L’opposition togolaise parle d’opacité et de processus électoral vicié

L’investigateur 16/01/2020 à 19:28

Les irrégularités qui entachent le processus électoral en cours au Togo cristallisent les attentions du front citoyen Togo-Debout et plusieurs organisations de la société civile togolaise qui sont montés au créneau ce ont mercredi le 15 janvier pour élever le ton.

Candidat à sa propre succession pour un 4ème mandat, Faure Gnassingbé a en face de lui, neuf autres challengers. Et, au fur et à mesure qu’on se rapproche da la date des élections (ndlr 22 février), la tension monte. La société civile se positionne en arbitre pour départager les différents candidats, mais d’ores et déjà, l’opposition crie à la fraude en cours de préparation. « À l’approche du premier tour de l’élection présidentielle, des organisations de la société civile associées à des citoyens ordinaires, ont voulu dénoncer des distorsions juridiques graves, qui ont conduit entre autres à la création de la Cour constitutionnelle, dont la composition, aujourd’hui, ne répond plus aux dispositions de la loi fondamentale. Pourtant, nous savons tous que la Cour constitutionnelle est l’instance suprême chargée de définir le cadre de mise en œuvre du processus électoral. Elle est elle-même, aujourd’hui, illégale. En dépit de multiples recommandations, notamment des missions électorales de l’Union européenne, le régime togolais s’obstine à refuser la proclamation des résultats, bureau de vote par bureau de vote, seule à même de garantir la transparence du vote et la traçabilité des résultats. Pour nous, ce refus traduit une volonté manifeste de conserver une zone d’opacité sur le processus, notamment en ce qui concerne la transmission des résultats et leur proclamation », a dénoncé le porte-parole de Togo-Debout, le professeur David Dosseh.



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