Bénin

Madougou, Aïvo : des Béninois de la diaspora veulent manifester pour exiger leur libération

L’investigateur 10/05/2021 à 08:16

En détention préventive après les violences préélectorales, des Béninois de la Diaspora souhaitent manifester ce dimanche 23 mai à Paris, pour exiger la libération de Réckya Madougou, candidate recalée des Démocrates, Joël Aïvo du Front pour la Restauration de la Démocratie et bien d’autres détenus.

Depuis Paris, la cause des détenus dans les prisons de Missérété, Porto-Novo, Ouidah, Cotonou etc, tels que les anciens ministres, Jean Alexandre Hountondji, Ali Houdou, Reckya Madougou, Joseph Tamègnon, ancien directeur général de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogéma), l’ancien député Emile Tossou et bien d’autres acteurs, seront défendues ce dimanche 23 mai.

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Dans un communiqué rendu public, une frange de Béninois, vivant en France souhaite manifester afin d’exprimer son ras-le-bol face à leur arrestation. C’est du moins ce qui ressort du communiqué. A la place de la République, à Paris, ils entendent manifester pour exiger leur libération, et ceci dans le strict respect des gestes barrières. Dès lors, on peut se demander si leur manifestation aura un effet, susceptible de décanter la situation ?

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Quel effet malgré la coïncidence ?

A maintes reprises, les autorités béninoises ont souhaité que la justice fasse son travail de bout en bout, dans ce dossier relatif aux arrestations des acteurs politiques, visés par les enquêtes judiciaires, après les manifestations préélectorales. Selon les autorités du Bénin, ces violences ont engendré des dégâts colossaux, de perte en vies humaines et des blessés graves. Au cours de sa sortie sur RFI et France 24, le mardi 30 avril, le chef de l’Etat, Patrice Talon a été intransigeant. Selon ses dires, « il n’y aura plus d’amnistie » dans le cadre de ces arrestations comme en 2019, après les législatives. Car le président de la République estime que ces manifestations sur fond de destruction des biens publics et privés, deviennent récurrentes. Seulement, la date choisie pour manifester, c’est-à-dire le 23 mai, coïncide avec le jour de prestation de serment du président Patrice Talon, réélu pour un nouveau mandat.



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