Bénin

Parakou : les soucis continuent pour Aboubakar Yaya, attendu demain à la Cour constitutionnelle

L’investigateur 20/07/2020 à 20:14

Il n’est pas au bout de ses peines. Sur une chaise éjectable à la mairie de Parakou, le maire Aboubakar Yaya doit également répondre à une sollicitation de Cour constitutionnelle demain. Ceci pour répondre au recours du député Gbadamassi qui a saisi les sept sages février dernier.

La Première chambre de mise en état examine ce mardi 21 Juillet 2020 un recours du député de la 8ème circonscription électorale, Rachidi Gbadamassi. Il s’agit d’une requête adressée à la cour constitutionnelle le 27 février 2020, invitant la Haute

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juridiction à constater la violation de la Constitution du Bénin par l’ancien ministre, Aboubakar YAYA. Le recours sera examiné ce mardi 21 juillet 2020 à la salle des audiences publiques de la Cour par la Première chambre de mise en état en présence du requérant, Rachidi GBADAMASSI.
On se rappelle lors de la précampagne pour les élections communales et municipales dernières, Aboubakar YAYA a évoqué le fait que le secrétaire général de la Mairie de Parakou soit « un Somba » et non un Parakois.
Pour l’honorable Gbadamassi, « ces propos constituent une menace à la paix et pour quelqu’un qui a occupé de haute fonction dans notre pays, de tels propos sont inacceptables ».
La paix, principe constitutionnel consubstantiel à la démocratie et à l’Etat de Droit, s’impose aussi bien aux gouvernés qu’aux gouvernants. En se laissant donc aller à de tels propos, Aboubakar YAYA a méconnu l’article 36 de la Constitution, souligne le député Rachidi GBADAMASSI.

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Il demande donc à la haute juridiction de déclarer les propos de l’ex ministre contraires à la Constitution.
Rappelons que l’article 36 de la Constitution stipule que : « Chaque Béninois a le devoir de respecter et de considérer son semblable sans discrimination, de renfoncer et de promouvoir le respect, le dialogue et la tolérance réciproque en vue de la paix et de la cohésion nationale ».




 
 

 
 
 

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