Bénin

Répression policière : les raisons de la suspension momentanée de l’opération

Bénédicte BANKOLE 18/05/2021 à 22:48

Quelques jours après le début de l’opération de répression des infractions routières sur toute l’étendue du territoire national, la Direction générale de la police républicaine a décidé d’y mettre un terme, à travers une annonce faite à la télévision nationale ORTB. Intervenu ce mardi 18 mai 2021 sur l’émission ‘’Bonjour le Bénin’’ de la radio nationale, le porte-parole de la police républicaine, Roger Tawès a donné les raisons de cette suspension qui a suscité tant d’interrogations de la part des citoyens.

La police républicaine avait démarré le 15 mai dernier, une opération qui vise à réprimer les usagers de la route pour non-respect des couloirs de circulation, des surcharges, le défaut de port de casques et des ceintures de sécurité en voiture, le téléphone au volant et l’absence de plaques d’immatriculation sur les motos. Une opération qui a été suspendue 24 heures après le démarrage et qui a suscité beaucoup d’interrogations. Selon les explications du porte-parole de la police républicaine, Roger Tawès, c’est en raison du cri de cœur de la population que le Directeur Général de la police républicaine Soumaïla Yaya a suspendu l’opération.

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‘’Vous savez, lorsque vous êtes commandeur d’unités ou meneur d’hommes, lorsque vous donnez des ordres, vous attendez le résultat. Alors le directeur général de la Police républicaine, lorsqu’on a annoncé l’opération, il a écouté le cri de cœur de la population. Il faut dire que les gens l’ont joint (Dgpr) soit directement, soit par personnes interposées pour lui faire comprendre que c’est vraiment dur, d’aucuns parlaient des dossiers qu’ils ont déposés, mais qu’ils n’ont pas pu reprendre encore, et que c’est déjà trop tôt. Donc, il faut deux ou trois semaines. Donc, il a écouté le cri de cœur de la population », a-t-il expliqué. Il faut noter que plusieurs véhicules et motos ont été arrêtés dans la journée du samedi et déposées en fourrière.

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S’agissant de ces engins, le porte-parole de la police républicaine a déclaré que ces motos ou voitures ne seront pas remis gratuitement. Les propriétaires devront s’acquitter des frais des infractions commises avant d’entrer en possession de leurs biens. « On ne va pas se mettre à faire toutes ces opérations pour qu’à la fin, on dise venez chercher. Les infractions sont déjà commises et consommées. Vous devez maintenant faire face à tous ces frais avant de revenir retirer vos moyens roulants. Ça, c’est sans délai », a-t-il clarifié.




 
 

 
 
 

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