Bénin

Sébastien Ajavon : voici les quatre exigences de son parti au gouvernement de Talon

L’investigateur 8/05/2020 à 17:23

Par le biais d’une sortie médiatique effectuée ce 05 mai 2020, ceux qui croient encore en leur leader, Sébastien Ajavon, président d’honneur de l’Union Sociale Libérale (USL) se sont fait entendre. A l’occasion, ils ont réclamé par le biais de leur parti, quatre choses au gouvernement béninois et à son premier responsable, Patrice Talon.

Respecter sa signature en évitant des remises en cause comme celle observée dans le retrait du protocole de la CADHP ; Respecter la dernière ordonnance de suspension de l’organisation des élections municipales qui ne sont pas une exigence constitutionnelle à une date prévue, sauf à faire des calculs politiciens connus de tous. Devrons-nous rappeler qu’il y a déjà un précédent et que des élections ont été déjà reportées au Bénin !!! ; Respecter toutes les décisions antérieures de la CADHP qui restaurent et réhabilitent monsieur Sébastien AJAVON dans ses droits politiques et civiques ; Restituer à l‘Union Sociale Libérale ses documents administratifs dont la confiscation par le gouvernement l’empêche d’exercer son droit légitime à animer la vie politique dans l’esprit du multipartisme intégral tel que voulu par la Conférence des forces vives de la Nation.
Telles sont les exigences de l’Union Sociale Libérale au gouvernement béninois dont le président d’honneur, Sébastein Ajavon est en exil. Après tant de rendez-vous électoraux manqués à savoir : les législatives d’avril 2019 ; et les prochaines communales du 17 mai, l’Union Sociale Libérale a voulu mettre les pieds dans le plat. Face à la presse, son porte-parole, Donklam Aballo a affiché la position du parti par rapport à l’actualité. Notamment les ordonnances de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP). « Au lendemain de la décision de la CADHP et dans une frénésie à nulle autre pareille, le gouvernement de Talon, par la voix de son porte-parole, a fait savoir qu’il ne respecterait pas l’ordonnance de la cour. Et plus encore, il décide de retirer aux citoyens béninois et aux ONG la possibilité de saisir directement la CADHP en cas de litige. Cette posture regrettable et grossière du gouvernement béninois est une preuve supplémentaire de l’état de pourrissement avancé de notre démocratie engendré par le régime Talon », a déclaré le Porte-parole du parti dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux.
Comme on devrait s’y attendre, les membres du parti à l’effigie de poisson et de la bougie se désolent de l’attitude du gouvernement béninois. Car, ils croyaient que l’Etat béninois allait respecter les ordonnances des juges de l’instance juridique basée à Arusha en Tanzanie, pour permettre au président d’honneur condamné à 20 ans de prison ferme et en exil, de se remettre en scelle politiquement.




 
 

 
 
 

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