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Sélection nationale du Bénin : Djiman Koukou espère un retour au sein des Ecureuils

L’investigateur 14/04/2021 à 19:31

Contacté par nos soins, le milieu international béninois Djiman Koukou était notre invité sur l’émission "100% Foot" sur Ado TV. Dans cet entretien qu’il nous a accordé, il évoque sa situation en club et en sélection nationale. Lisez plutôt...

Tout d’abord, un mot sur votre match d’hier (11.03.21) en championnat contre Lyon La Duchère.

On a affronté une belle équipe de Lyon La Duchère qui nous a posé beaucoup de problèmes dès l’entame du match. Ils ont su bien nous presser très haut pour empêcher nos sorties de balles et malheureusement pour nous, ils ont eu gain de cause car sur deux erreurs ils ont su concrétiser leurs occasions. Et du coup, notre tâche est devenue très compliquée. Même si pendant les 15 dernières minutes, on a pu se reprendre et pousser pour tout au moins réduire le score, il faut reconnaître que la chance n’était pas de notre côté. On peut déplorer deux occasions franches qui ont été manquées et surtout le but refusé sur corner. La réduction du score 2-1 à la 80è minute est arrivée un peu trop tard et malheureusement le match finit ainsi. Ce scénario est frustrant parce que nous ratons encore une fois une belle occasion de monter sur le podium.

Avant ce match, vous sortez d’une cruelle élimination en 8ès de finale de Coupe de France contre l’Olympique Lyonnais. Qu’est-ce qui vous a manqué pour renverser le club rhodanien ?

Ah oui. On y a cru jusqu’au bout. A 2-0 pour Lyon à la pause, tout le monde nous voyait prendre de l’eau, mais le groupe a su trouver les ressources nécessaires pour aller titiller l’OL. On arrive à égaliser et l’épreuve des tirs au but ne nous a pas souri. On croyait à la magie de la coupe de France mais finalement elle n’a pas opéré. On peut être fier de nous et sortir la tête haute. Pas de regret pour nous, même si on aurait voulu passer ce tour. C’est une belle aventure humaine et sportive qu’on n’oublie jamais. Le plus important aujourd’hui, c’est le championnat. Nous avons toujours notre destin en main et on concentrera notre énergie sur les six matchs restants. C’est toujours possible.

Votre club réalise une belle saison. Sur le plan personnel, êtes-vous satisfait de vos performances ?

Je serai satisfait si à la fin de la saison Red Star accède à la Ligue 2. Pour le moment, le plus important c’est de tout donner à chaque fois que le choix se porte sur moi de jouer (titulaire ou remplaçant). J’essaie à chaque match de rendre la confiance que le staff me donne et je profite au quotidien.

Vous avez aujourd’hui 30 ans. Pensez-vous qu’avec l’expérience vous arrivez à mieux gérer certaines situations ?

Oui bien sûr... 30 ans, ce n’est pas rien. J’appréhende mieux les situations si on peut parler d’expérience. Oui, je pense qu’elle s’installe et c’est aussi une grosse responsabilité d’avoir cet âge dans un vestiaire, vous devenez un exemple et devez essayer de soigner votre attitude au quotidien.

Parlons de la sélection nationale à présent. Vous totalisez 41 capes, dont la dernière remonte au match retour contre la Gambie dans les éliminatoires de la Can 2019. Dites-nous, êtes-vous toujours disponible à revenir en sélection ?

La sélection est pour moi la plus belle opportunité de servir ma patrie, le BÉNIN. Et à chaque fois qu’on me fait appel, je répondrai présent et avec la plus grande des fiertés.

Certains vous reprochent d’avoir fait des déclarations en soutien à votre ancien sélectionneur Oumar Tchomogo au moment où son contrat n’a pas été renouvelé. Avez-vous l’impression d’être écarté pour cette raison ?

Ouf ! La fameuse Interview... (sourire...). J’avais donné cette interview à RFI juste après le dernier match avec Oumar Tchomogo à la tête de la sélection. Je ne savais pas si oui ou non les autorités voulaient le renouveler. Je tiens simplement à notifier que je suis un simple joueur, et je ne vais jamais interfèrer dans les décisions qui ne me regardent pas. Il s’est passé beaucoup de choses depuis deux ans et c’est vrai que je me suis posé beaucoup de questions. Je ne pense que qu’on veuille me punir pour avoir loué le travail du staff et la performance des joueurs pendant cette campagne. De toutes les façons, nous savons tous ce qu’on a vécu en cette période. Tout est grâce. Mais tout ça, c’est du passé. Moi je continue de bosser dans mon club et d’essayer d’être bon. Car être appelé en sélection c’est la conséquence de ta performance en club. J’espère simplement que mes efforts seront récompensés de nouveau. C’est la raison de ma remise en cause quotidienne et de mon travail.

Malgré votre absence, vous suivez l’actualité des Écureuils ? Si oui, que pensez-vous des derniers événements en Sierra Leone ?

Absolument cher ami. Je regarde tous les matchs des Écureuils en famille et entre amis des fois. Je suis aussi en contact avec quelques joueurs et je vis à distance tous les événements. La Sierra Léone a cherché à déstabiliser le Bénin parce qu’ils ont justement peur du Bénin. Je pense que cela doit nous rendre plus forts. Les autorités se battent pour que le match reporté se passe dans de meilleures conditions. Il faut garder la tête froide et rester serein. La pression est plutôt sur leurs épaules surtout après les résultats contraires des tests des joueurs déclarés positifs chez eux. Il faudra rester concentré et serein.

Quelles sont vos relations actuelles avec le sélectionneur Michel Dussuyer ? Êtes-vous toujours en contact ? Pensez-vous qu’il vous suit toujours ?

Vous savez ? J’ai connu Michel DUSSUYER depuis mes 18 ans. C’est la première personne qui a cru en moi et m’a fait voyager en Europe, à Nice précisément même si je n’avais pas signé finalement mon contrat pour diverses raisons. C’est pour vous dire qu’on n’a jamais eu de problème. C’est un grand Monsieur que j’admire beaucoup. S’il a pu m’offrir cette opportunité en début de carrière, c’est la preuve qu’il a vu que je pouvais beaucoup. Donc entre nous, ça se passe plutôt bien, enfin pour les quelques fois que nous avons échangé, je garde une bonne impression de lui.

Votre vie actuelle en club, vous la partagez avec un autre international béninois Doremus. Quelles sont vos relations ?

Melvyn est un gentil garçon, travailleur et très respectueux des autres. Il a connu un début de saison un peu compliqué dans la concurrence mais aujourd’hui il a pris confiance et fait de bons matchs. Il est très taquin et cette qualité lui a facilité son intégration. Nous avons de très bonnes relations et nous parlons souvent du Bénin.

Et vos autres coéquipiers ? Êtes-vous en contact avec eux ou bien ce n’est qu’en sélection qu’il vous arrive de réchauffer les relations ?

Je suis en contact avec quelques-uns. La vie professionnelle est très délicate. Arrivé en club, on a tous la pression de se concentrer sur soi-même et sur sa famille. Au point où, on a tendance à se disperser un peu entre copains de sélection sauf quelques uns. Et c’est pour ça que les retrouvailles en sélection sont souvent plus chaudes. Néanmoins, je garde et je soigne quelques bonnes relations.



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