Stéphan et l'inculture de l'instant

L’investigateur 10/11/2019 à 17:03

Le Stade rennais, quant à lui en total méforme, a commencé la nuit dans les pires des limbes et n’en est jamais sorti. Pourtant, avec deux cartons rouges (un à l’entame de chaque période), un but encaissé (en début de rencontre), un penalty de Niang à côté, une défaite sur le plus petit des scores et une dernière place de leur groupe de Ligue Europa, c’est bien un véritable cauchemar qu’ont enduré les Bretons face à Cluj lors de la troisième journée de C3.

Le réveil, c’est pour quand ?

S’il fallait présenter une première mi-temps ratée à des jeunes joueurs de football en formation et apprenant toutes les erreurs à ne pas commette en un minimum de temps, les images de ce Rennes-Cluj pourraient largement être diffusées. Car entre manque de concentration collectif, boulettes personnelles et gâchis d’occasions, les Rennais cochent toutes les cases.

Sixième minute : Morel perd un ballon dans sa propre moitié de terrain, Troré s’échappe dans le dos de la défense française et Mendy le percute illicitement. Carton rouge, les locaux passent à dix. Neuvième minute : Daec frappe le coup franc qui suit à ras de terre et trompe le nouvel entrant Bonet (à la place du malheureux Del Castillo), pas exempt de tout reproche face à ce premier ballon qu’il doit sauver malgré ses seize ans. But, 1-0 en faveur des visiteurs. 26e minute : Hunou passe devant Boli, se fait accrocher et tombe. Penalty accordé pour les malmenés, transformation ratée de Niang et énorme opportunité envolée.

Se pincer pour croire... au désespoir

Au milieu de tout ça, les Roumains frôlent le break à au moins cinq reprises (tête et tentative non cadrées de Boli ou Daec, volée trop croisée de Djoković, plusieurs sauvetages de Bonet devant le même Djoković...). La bonne nouvelle du premier acte, pour des Rennais obligés de réagir en infériorité numérique devant leur public et derniers du groupe E (un seul point, en trois journées) ? Peut-être. Problème : l’entame de la seconde période ressemble fort au début du match, avec un nouveau carton rouge. Adressé à Camavinga cette fois, qui tacle Omrani en bonne position pour marquer à la suite d’une mauvaise relance de Bonet. Le coup franc est situé au même endroit et pris en charge par la même personne que lors de l’ouverture du score, mais il ne trouve en revanche que les gradins comme point de chute.

Alignés en 4-3-1 et à neuf, les Bretons n’ont plus qu’à espérer un coup de chance ou un contre éclair face à un Cluj forcément à l’aise dans cette situation. Jouant à la baballe pour faire courir l’adversaire, les Roumains - deuxièmes du groupe - ne se pressent évidemment pas et sont enchantés de prendre cinq points d’avance sur leur proie française. Le dernier de la poule parvient quand même à se procurer des regrets, avec des égalisations foirées de Raphinha ou Hunou. Les supporters présents au Roazhon Park, qui ne peuvent croire à ce qu’ils voient durant cette soirée infernale, se pincent finalement pour se rassurer. Malheureusement pour eux, et même si Sušić rentre lui aussi aux vestiaires plus tôt que prévu, c’est douloureux.



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