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Talon, recours contre sa Vice-présidente pour violation de 02 articles de la constitution

L’investigateur 18/06/2024 à 20:05

A l’occasion de la tournée gouvernementale de reddition de comptes, la Vice-présidente de la République, Mariam Chabi Talata a tenu, à Allada, des propos qui avaient suscité colère et indignation au sein de la classe politique. En réaction, le parti Les démocrates a introduit hier, lundi 17 juin 2024, un recours devant la Cour Constitutionnelle. Le parti de l’opposition dénonce « une apologie manifeste d’un 3eme mandat anticonstitutionnel ».

A Allada le 25 mai dernier, Mariam Chabi Talata a pris la parole, lors de la tournée gouvernementale à la suite d’une participante, déclare : « j’ai beaucoup apprécié l’intervention de la femme qui est à côté et qui a dit qu’au niveau d’Allada, il vous manque de routes. Vous n’en avez pas suffisamment mais elle a ajouté quelques choses. Si Talon ne fait pas cette route, s’il le faut, on va le ramener pour un 3eme mandat. Cela veut qu’elle sait, qu’en dehors de Talon et de son équipe au Bénin, c’est rare de trouver des bâtisseurs. Que si vous voulez des routes, si vous voulez des écoles, si vous voulez que la dynamique en cours se poursuive, il faut des gens comme Talon, des gens de l’équipe de Talon. Autrement dit, vous aurez quoi ? Ce qu’on a toujours eu : la politisation à outrance de tout ». Il s’agit là d’une déclaration « attentatoire à la démocratie », constate le parti d’opposition Les démocrates dans un recours introduit ce lundi 17 juin à la Cour constitutionnelle. Mieux, le requérant parle d’ « une contemption déplorable à l’égard du principe de limitation du nombre de mandats présidentiels en République du Bénin ».

Dans le recours signé du secrétaire général à la communication du parti, Guy Mitokpè, et dont L’investigateur a eu copie, le parti de Boni Yayi fait remarquer que les déclarations faites par la Vice-présidente de la République, constituent « une menace directe à la démocratie et à l’intégrité constitutionnelle du Bénin, jadis une référence en démocratie ». En évoquant un troisième mandat pour le président Patrice Talon dont la fin du second et dernier mandat constitutionnel est pour le 23 avril 2026, la Vice-présidente a non seulement violé les dispositions de l’article 42 nouveau de la constitution mais également les dispositions de l’article 34 de la constitution du 11 décembre 1990.

Pour cela, Les démocrates invitent les sages de la Cour à « constater la violation de la constitution » et à reconnaitre les propos de la Vice-présidente « contraires à la constitution ».




 
 

 
 
 

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