Bénin

Université d’Abomey-Calavi : Dr Dougnon et son équipe distingués par la Cedeao

Judicaël C. GBETO 8/08/2021 à 16:40

L’amphithéâtre Idriss Deby de l’Université d’Abomey-Calavi a servi de cadre à la remise de prix au Consortium Lauréat de l’édition 2020 du Programme d’Appui à la Recherche et à l’Innovation (PARI) de la Commission Education, Sciences et Culture de la Cedeao. C’est le Consortium coordonné par le Dr. Victorien Tamègnon Dougnon qui est le lauréat de cette édition. Le prix lui a été remis en présence de madame le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique.

Le Programme d’Appui à la Recherche et à l’Innovation (PARI) est un projet de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) qui consiste à reconnaitre et à distinguer la meilleure initiative dans le domaine de la recherche scientifiques. Cette année, c’est à un consortium composé de jeunes chercheurs de l’Université d’Abomey-Calavi que cette reconnaissance est allée. Mais aussi à un groupe de chercheurs ghanéens. C’est ce qui a valu la remise de prix à ce groupe de jeunes scientifiques par l’aile Education, sciences et culture de la commission de la Cedeao vendredi dernier dans l’enceinte de l’amphithéâtre Idriss Deby à l’Uac.
Cette cérémonie qui a connu la présence de plusieurs éminents professeurs de l’Uac, du Recteur de cette université, d’une forte délégation de la Commission de la Cedeao, du maire de la commune d’Abomey-Calavi mais aussi de madame le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique a honoré le Bénin. Pour le chef de terre, le Recteur de ce haut lieu du savoir, Pr Maxime da Cruz, « cette cérémonie est l’expression de la reconnaissance du travail qui se fait dans les laboratoires de l’Uac. Cette distinction est la preuve qu’à l’Université d’Abomey-Calavi il y a de la qualité et du sérieux dans les recherches et travaux scientifiques ».

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Après avoir remercié la commission de la Cedeao pour la création de ce prix qui valorise et encourage les meilleurs chercheurs des universités ouest-africaines, la ministre de tutelle, Eléonore Yaï, a reconnu que « c’est un jour heureux pour le Bénin et l’Uac. Puisque cette distinction reconfirme la place de choix qu’occupe ce haut lieu du savoir dans le cercle des nations ». Pour l’autorité ministérielle, les universités du Bénin attachent du prix aux travaux de recherche. Travaux qui ont fait de ce consortium coordonné par le Dr. Victorien Dougnon l’heureux élu de cette édition. Elle a tenu à préciser que le récipiendaire n’est pas à son premier acte. Le jeune chercheur a déjà honoré le Bénin à la faveur d’un autre projet qui lui a récemment valu une reconnaissance à l’international. Ce qui a séduit le président de la République, Patrice Talon et lui a même coûté une audience au cabinet du son ministère.

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Ce que vise cette initiative de ce groupe de chercheurs …

Cette initiative est intitulée « Formulation de phyto-médicaments actifs contre les bactéries multi-résistantes et les Coronavirus. Exploration du potentiel de la flore africaine ». Le microbiologiste et coordonnateur de consortium distingué vendredi dernier explique le mobile qui a conduit à ce résultat. « Nous travaillons avec des microbes qui sont ici avec nous que personne ne peut voir tant qu’il n’a pas les outils nécessaires. Et c’est ce que nous faisons. Et comme un ‘’sorcier’’, nous faisons appel à plusieurs outils, et ces outils dans notre initiative sont représentés, par exemple, par, la biochimie, la génétique, les outils de biologie moléculaire, et bien d’autres », peut-on entendre du jeune chercheur.

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Pour Victorien Dougnon, « toutes ces sciences soutiennent ce projet qui vise à mieux comprendre deux microbes très dangereux. Premièrement, nous avons les bactéries multi-résistantes, puisque à cause de nos comportements dans nos familles, nous avons l’habitude quand nous sommes malades de faire généralement ce que nous appelons de l’automédication. Nous avons l’habitude d’adopter un traitement qu’on a prescris à quelqu’un d’autre. Et tous ces comportements contribuent à l’apparition de bactéries multi-résistantes ; et donc qui n’ont plus aucune crainte des molécules antibiotiques disponibles dans nos formations sanitaires.
Deuxièmement, nous avons les coronavirus qui aujourd’hui, depuis un moment font courir non seulement les scientifiques mais également les autorités à divers niveaux. Ce sont donc ces deux fardeaux sur le monde que ce projet vise à résoudre, à alléger. Et pour alléger ces fardeaux, nous avons choisi de nous retourner vers nos savoirs endogènes, nos plantes médicinales, convaincus que nous avons effectivement une solution à ce niveau ».



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