Bénin

Komi Koutché : l’ancien ministre formule de nouvelles critiques contre le régime en place

L’investigateur 7/05/2020 à 19:44

Par le biais d’une sortie effectuée ce lundi 04 mai 2020 sur KK TV depuis son exil, l’ancien ministre de Boni Yayi, Komi Koutché s’en est pris à nouveau au régime de la Rupture. Sur plusieurs plans dont deux pris en compte ici, l’ex ministre des finances n’a pas reconnu les efforts que fait l’actuel gouvernement.

Très critique, l’ancien Directeur du Fonds National de Microcrédits (FNM) ne rate plus le pouvoir en place, chaque fois que l’occasion se présente. La preuve, dans sa récente sortie médiatique dont l’intégralité de ses propos ont été rapportés par un blogueur béninois, il n’a pas été tendre avec le chef de l’Etat, Patrice.
Primo, il a comparé la démocratie béninoise sous l’actuel locataire de la Marina à la situation que vivait le Bénin sous ses prédécesseurs, Nicéphore Soglo, Feu Général Mathieu Kérékou et Boni Yayi. A l’en croire, la démocratie, cette denrée vendable sous les prédécesseurs de Patrice Talon, n’existe plus. Dans un commentaire acerbe, l’ancien assistant de l’ex ministre des finances, Grégoire Laourou affirme que « les Béninois vivent dans une prison à ciel ouvert ». « La conférence nationale de 1990 a donné lieu au démarrage de la construction d’un Etat par le président Nicéphore Dieudonné Soglo.

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Elle s’est poursuivie par le général Mathieu Kérékou qui l’a construit et consolidé durant ses deux mandats. Kérékou partait en 2006 en laissant un véritable Etat. Boni Yayi, ayant pris le relais en 2006, malgré quelques turbulences par moment, a réussi à rester dans les grandes lignes de cet Etat », ajoutera-t-il.
« Selon ses propos, la démocratie, autrefois richesse du Bénin est devenue « un facteur gênant pour les dirigeants ». Pourtant elle a permis au chef de l’Etat d’accéder à la fonction suprême.
Secundo, l’ancien ministre de la communication dira qu’au plan économique, le Bénin ne se porte pas bien. Allégation qu’il a justifiée par le recours à l’emprunt obligataire sur le marché de l’UEMOA que fait le Bénin.
Pour rappel, l’ex ministre de Boni Yayi est poursuivi par la justice béninoise dans le dossier FNM. Récemment, il a été condamné par la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (CRIET) à 20 ans de prison ferme, une amende de 500 millions et ses biens saisis.




 
 

 
 
 

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