Côte d’Ivoire

Le camp Soro qualifie les chefs d’accusation de politiques

L’investigateur 25/12/2019 à 11:41

Après son errance en Afrique, Guillaume Soro est retourné en Espagne. Mais des sources l’ont déjà annoncé en France où en dépit des relations entre Paris et Abidjan, il ne craint pas d’être arrêté.

Visé par un mandat d’arrêt international pour « tentative d’atteinte à l’autorité de l’État » à « l’intégrité du territoire national » et « détournement de deniers publics », l’ex-chef de la rébellion dit ne rien craindre. Selon Habib Sanogo, l’un des conseillers, malgré qu’il soit visé par un mandat d’arrêt international, « Soro ne craint rien ». La preuve, il a posé ses valises en France, un pays qui entretient de très bonnes relations avec la Côte d’Ivoire. « Même en venant en Côte d’Ivoire, il était conscient qu’il aurait pu se faire arrêter. Cela ne l’a pas empêché de prendre la décision de venir sur Abidjan », a-t-il confié dans une interview accordée à la « Radio Mondiale ». Se prononçant sur le mandat d’arrêt international émis contre Soro, Sanogo va déclarer : « Nous prenons acte du mandat d’arrêt international qui a été lancé », avant de qualifier les raisons avancées par le Procureur de la République, Richard Adou de « politiques ». « Quant aux raisons qui poussent à l’émission de ce mandat, pour nous, ces raisons sont purement et simplement politiques que Guillaume Soro soit accusé d’avoir détourné des deniers publics. A quel moment il aurait fait depuis qu’il a quitté l’hémicycle ? Nous nous interrogeons », a-t-il déclaré. Il renchérit : le Procureur a dû jeter un coup d’œil sur la Constitution pour choisir les chefs d’accusation, susceptibles de permettre qu’on mette le grappin dur Guillaume Soro. « Le Procureur de la République a probablement décidé de regarder la constitution, de voir les chefs d’accusation pour lesquels un ancien membre du gouvernement pouvait être poursuivi, pouvait être arrêté. C’est probablement ce qui a poussé donc à choisir ces chefs d’accusation. Tout simplement, nous le pensons, pour écarter la candidature de Guillaume Soro à l’élection de Guillaume Soro présidentielle de 2020 », conclut-il.




 
 

 
 
 

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