Afrique

Mali : un chef d’Etat prend part à la cérémonie de prestation de serment

L’investigateur 25/09/2020 à 17:25

La cérémonie de prestation de serment du président malien de la transition, Bah Ndaw s’est déroulée ce vendredi 25 septembre 2020 au Centre international de conférences de Bamako, en présence d’un chef d’Etat.

A la double investiture de l’officier retraité, et président de la transition du Mali, Bah N’Daw ; et vice-président, le colonel Assimi Goïta de la junte, il y a eu la présence du médiateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, ainsi que plusieurs diplomates européens. Elle a d’ailleurs démarré un peu en retard à cause de l’arrivée du chef d’Etat Umaro Sissoco Embalo de la Guinée-Bissau.

Dans son intervention, le procureur de la Cour suprême est revenu sur le parcours des deux hommes, sans oublier les défis qui les attendent. Entre autres, la sécurité, l’éducation, l’apaisement du climat politique, et bien sûr, l’organisation d’élections crédibles et transparentes, point d’orgue de cette transition.

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Ce qui a retenu l’attention de tous a été sa plaidoirie en faveur des responsables arrêtés lors du coup d’Etat. Pour lui, « s’il y a des choses à leur reprocher, a expliqué en substance le procureur, il faut que cela soit réglé devant un tribunal ». Il a demandé au président d’appliquer la justice.

Le président de la transition Bah N’Daw a dans son intervention fait observer la minute de silence en faveur de tous les hommes tombés au champ d’honneur pour « la libération du Mali ». Il n’a pas manqué de saluer la junte pour son esprit « patriotique » et de « discernement ». Pour finir, il s’est engagé à respecter les engagements pris par la Cédéao ainsi que tous les textes internationaux signés par le Mali, y compris l’accord d’Alger, rapporte Rfi.

Il a reçu un tonnerre d’applaudissements quand il a fait l’annonce d’œuvrer pour la fin de « toutes les perversions observées durant les processus électoraux » et surtout lutter contre la corruption. « Je ne peux pas permettre zéro corruption mais je ferai tout mon possible pour qu’il n’y est plus d’impunité. L’argent public est sacré », a-t-il déclaré promettant d’accélérer le transfert de tous les dossiers de corruption à la justice.




 
 

 
 
 

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