Chronique

Opinion : Talon, le cœur à l’ouvrage en dépit de l’atterrissage

L’investigateur 10/11/2020 à 16:13

Après un décollage pied au plancher sous la poussée du vent dominant du Nouveau départ, Patrice Talon demeure au cœur de sa tâche républicaine à cinq mois du prochain scrutin présidentiel. Le pivot du Bénin révélé maintient le somptueux éclat de sa courbe majestueuse en creusant le sillon de nouvelles prouesses à fort impact social à la grande satisfaction du peuple de cette Nation auréolé de la dynamique laborieuse d’une fin de quinquennat en pleine fulgurance. Ne pas l’admettre c’est pousser bien loin, avouons-le, le mépris de la plus simple vraisemblance.

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Héritant d’un pays de pagaille où les rues sont encombrées d’étalages, l’espace public fantasque théâtre des veillées de prières, de cérémonies et de fêtes organisées tous azimuts, le président Talon exigeant d’une sainte exigence s’est fait fort de secouer le joug de la monstruosité de mammouth pour restaurer l’ordre républicain nécessaire à l’efficacité de l’action gouvernementale. Les grésillements éructés à l’aune de l’opération de libération du domaine public dans les grandes villes béninoises vont au demeurant laisser place à l’éruption de joie suscitée par le pragmatisme de l’orfèvre des grands travaux d’urbanisation et d’asphaltage.

Ciselées aux couleurs de la modernité, ces grandes villes du pays se trouvent transfigurées. Les nuages du populisme improductif étant déchirés. Le Nouveau départ affole les compteurs. Sur les détracteurs de mauvaise foi grisés par l’assaut nauséeux, Talon prend l’ascendant. Face à la réalité du rythme trépidant qu’impose la vie moderne dans les grandes villes, c’est une lapalissade que l’asphaltage des rues soulage les populations des pertes de temps inutiles subies dans l’angoisse des crevasses de naguère et des cloisonnements déconcertants. Avec au fond du cœur une bonne dose de fierté euphorisante, les foules vaquent tranquillement à leurs occupations quotidiennes, gagnant du temps et laissant entendre les roulements sourds des engins dans les rues asphaltées ; engins désormais à l’abri du fatal amortissement.

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Le risque de l’impopularité payé du prix de la raison publique par le réformateur national valait son pesant d’or. L’ambiance de feu distillée par la chaîne des femmes ce 03 novembre à la gloire du locataire de la Marina lors de sa descente sur les sites de construction et de relogement des marchés Ganhi, PK3, Aïdjèdo, Wologuèdè et Mènontin est chargée de symbole. Bâtisseur au pedigree visiblement atypique, l’icône des causes efficientes des rassemblements volontaires a achevé de prêcher l’exemple aux contemporains en passant du vertueux risque de l’impopularité à l’auréole de cette infinité d’éloges qui l’entoure et conforte valablement son ordre de grandeur au firmament de la transformation sociale.

Sous la dictée de la mise en œuvre sans discontinuer du Programme d’actions du gouvernement (PAG), la machinerie étatique ne se lasse pas de tourner à plein régime malgré le vent frais de fin de mandat. Références synoptiques du florilège : la promotion de l’emploi des jeunes avec en fil rouge les retombées du programme spécial d’insertion dans l’emploi dont la digitalisation épouse les traits de la lutte contre les concours frauduleux engagée par le président Talon, la promotion du sport à la base à travers la célérité observée dans les travaux de la panoplie de stades omnisports en construction dans les communes, les nouvelles modalités actées en faveur de la jouissance de pension à bonne date et les réformes connexes qui extirpent les pensionnés des sentiers battus des tracasseries affligeantes, le Bénin devenu le plus grand producteur mondial d’ananas "pain de sucre", la mise en route de la nouvelle formule des microcrédits dits microcrédits Alafia assortie de formalités très souples et de délais de décaissement réduits, le renforcement du système d’alimentation en eau potable, l’extension de la couverture énergétique, la construction en cours des marchés modernes, bref Talon tient les manettes.

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En moins de cinq années de dévotions dans l’exercice du pouvoir d’État, le compétiteur-né a empilé les succès et entre dans l’histoire. Le héros de la présidentielle de 2016 a emmené le Bénin plus haut. Cette Nation de 11 millions d’âmes a regagné le terrain ferme et n’est plus entourée des sables mouvants. Les pieds du pays reposent sur le roc. L’assise est consolidée.

Et dans l’impatience des heures qui nous séparent du dévoilement solennel de la décision du président de se remettre en course ou pas sur les starting-blocks de la présidentielle de 2021, le peuple n’attend qu’une réponse favorable. Pour que le magnétique Talon soit composté une seconde fois dans les urnes. C’est déjà excitant.

Boris FATONDJI




 
 

 
 
 

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