Afrique

RDC : 20 ans de prison requis contre Vital Kamerhe dans le procès détournement

L’investigateur 19/06/2020 à 11:46

Le ministère public a requis une peine de 20 ans de prison contre Vital Kamerhe, bras droit du président Félix Tshisekedi, accusé de corruption et de détournement de deniers publics.

Principal des trois accusés, Vital Kamerhe risque gros dans le procès présumé « détournement et blanchiment » de quelques 50 millions de dollars d’argent public. Car, le procureur avait demandé 20 ans de « travaux forcés » à son encontre, ainsi que dix ans de privation du droit de vote et d’éligibilité.

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Pire, le Parquet a demandé la « confiscation des fonds » bancaires de son épouse, de deux de ses proches de même que « la confiscation des propriétés immobilières acquises avec les fonds détournés pendant la période allant de janvier 2019 à ce jour », confie le magazine panafricain.
Dans sa plaidoirie, un avocat de la République démocratique du Congo (RDC) représentant la partie civile a laissé entendre que le couple s’est marié en février 2019 et a acquis, puis rénové un hôtel particulier en France pour plus d’un million d’euros.
Pour l’accusé Vital Kamerhe, « C’est comme si vraiment on voulait abattre toute la famille », en parlant d’une maison « à 45 minutes de Paris ». puis, ajoute-t-il, « La vraie justice viendra de Dieu, quand les juges humains s’écartent de la vraie justice », déclarant au passage avoir prévenu sa femme avant l’audience que « la messe est dite » concernant son sort judiciaire.

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Le procès quant à lui se tient dans l’enceinte de la prison centrale de Kinshasa, où Vital Kamerhe est en détention préventive depuis 8 avril 2020. De même, Jammal Samih et Jeannot Muhima sont les deux autres accusés. La somme que Vital Kamerhe aurait détournée, devait servir au financement du volet des travaux d’urgence du programme des « 100 jours », lancé par le président congolais en mars 2019.



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