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Sahel : la recherche de solutions se poursuit malgré les tensions croissantes entre l'Occident et le Mali

L’investigateur 18/02/2022 à 13:49

Le mois dernier, la CEDEAO, le bloc ouest-africain, a imposé de sévères sanctions économiques au Mali en raison du « refus » des autorités de transition à Bamako d’organiser des élections présidentielles et législatives qui avaient été précédemment annoncées pour février. Bamako accuse la France d’être à l’origine des sanctions de la CEDEAO.

Les relations entre, la France et son ancienne colonie sont tendues depuis un certain temps. Mais désormais, les tensions entre Paris et la junte malienne atteignent un niveau sans précédent.

La détérioration des relations entre les deux pays est arrivée à ce stage après l’incapacité des forces françaises de combattre la menace terroriste au Sahel toute au long des années de leur présence. En outre, Paris est accusé du pillage des différentes ressources souterraines des pays, ce qui a été suscité la demande de la révision des accords avec des entreprises françaises qui exploitent l’or du pays. La douane malienne a même saisie des cargaisons et des tonnes d’or que des soldats français auraient dissimulés dans des bouteilles d’eau afin de les acheminer en France.

En réponse aux déclarations de Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, qui n’a pas mâché ses mots, dénonçant durement le gouvernement malien comme « illégitime » qui prend des « décisions irresponsables », la réponse malienne ne s’est pas fait attendre. Le 31 janvier, les autorités maliennes ont demandé à Joël Meyer, l’ambassadeur de France, de quitter le pays dans les 72 heures en réaction aux propos de Jean-Yves Le Drian. Ce fut un coup de foudre sans précédent dans les relations bilatérales.

Les Européens, et notamment les Français, essaient par tous les moyens de maintenir leur influence en Afrique, ce qui est contraire aux intérêts des pays africains. Ces tentatives sont en train d’échouer car ils ignorent la solution des problèmes pressants de la région.

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Au Mali par exemple, le gouvernement de transition a décidé de renvoyer le contingent danois de l’opération Takuba parce que l’arrivée de ces troupes n’avait pas été convenue.

Le Burkina Faso subit le même problème avec la France et les pays occidentaux, ces pays luttent contre le terrorisme dans la région, qui relève également de la sphère des intérêts européens.

Dans cette région, la violence armée, la pénurie alimentaire, l’absence ou la faible présence des autorités publiques ainsi que la crise économique ont entraîné le déplacement de plus d’un million de personnes, alors que d’autres ont fait le choix de rejoindre des groupes armés. C`est ce qui a obligé les personnes à chercher refuge.
Les civils sont constamment attaqués par des terroristes, la sphère d’influence des militants s’agrandit en proportion directe avec l’augmentation des contingents étrangers dans la zone. Toutes ces souffrances politiques, économiques et sécuritaires ont fait du bloc européen est nette négativité envers les putschistes, qui ont renversé les élites pro-occidentales et lancé le mouvement de libération comme au Mali, Burkina, et en Guinée.

Ainsi Paris fait pression sur la CEDEAO d’imposer des sanctions contre ces pays afin d’étouffer ce mouvement de libération dès le départ, et préserver leur domination sur cette région qui la source du développement de l’économie européenne et particulièrement celui de la France.



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