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Sénégal : Devant Jean-Luc Mélenchon, Sonko s’oppose à toute légalisation des pratiques LBGT dans son pays

Floride Agamma 18/05/2024 à 19:29

En conférence, jeudi 16 mai 2024 à Dakar, avec l’opposant français Jean-Luc Mélenchon, le premier ministre sénégalais, ²Ousmane Sonko s’est publiquement opposé à toute tentative d’imposition de la légalisation des pratiques LBGT au Sénégal.

Alors que les deux hommes animaient une conférence sur le thème « Échanges sur l’avenir des relations Afrique-Europe », la question de la légalisation des pratiques LBGT s’était frayée un chemin pour s’incruster dans les débats. Prioritaire dans les opinions occidentales, et lié aux nouveaux droits de genres, ce sujet n’était pas bien porté par le Sénégal qui, on le sait, est un pays à 99% musulman.
Avec des cultures, des civilisations et des systèmes politiques à la vision diamétralement opposés, le pays avait déjà, et clairement, donné sa position sur cette question des droits des LBGT. L’occasion a été pour Ousmane Sonko de se faire comprendre et d’imposer une fois pour de bon, la position de son pays.
Pour lui, le Sénégal est un pays fondamentalement laïc, non pas dans le sens d’un État athée, mais plutôt d’un État équidistant et respectueux de tous les cultes et d’une tolérance ethnique, religieuse, universellement saluée et donnée en exemple. « Rien n’y personne ne remettra en cause, ce modèle séculaire, qui précède même l’avènement de l’Etat sénégalais moderne », a-t-il précisé sans amalgame devant son hôte Jean-Luc Mélenchon, même s’il précise, qu’il respecte le mode de vie occidental.

« Même si nous partageons une ossature universelle de la laïcité, chaque société l’adapte à son contexte et à ses réalités socio-culturelles », a-t-dit. Il est désormais clair que, la laïcité sénégalaise n’est pas faite de séparation rigide de l’Etat et la religion, « mais d’une complémentarité assumée, faisant de l’Etat un acteur du fait religieux qu’il encadre et finance même, et des religieux, des régulateurs sociaux indispensables à l’apaisement et à la stabilisation de la vie politique », a poursuivi le premier ministre sénégalais.

A en croire le leader du Pastef, chaque Etat a ses réalités socio-culturelles, et il faut que la communauté internationale apprenne à les respecter. Avant de finir son discours, Ousmane Sonko a appelé le monde occidental à faire preuve de respect, de réciprocité et de tolérance. « Le mode de vie ne peut pas être uniforme et universel, il doit souffrir de quelques exceptions çà et là », a-t-il indiqué.

Pour conclure, il a clairement notifié la position du Sénégal sur les pratiques des LGBT. « Le Sénégal et beaucoup de pays africains ne peuvent accepter une quelconque velléité de leur imposer la légalisation de ce phénomène », a lancé Ousmane Sonko.




 
 

 
 
 

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