Actualité

Sexualité : la fréquence des rapports sexuels retarde la ménopause, selon les études

L’investigateur 20/12/2021 à 18:44

La ménopause est un phénomène naturel qui se déclenche en moyenne à 51 ans. Elle se manifeste que, lorsque le fonctionnement ovarien cesse et lorsque l’absence de règles se prolonge jusqu’à 12 mois. Et on la qualifie de précoce que quand elle se déclenche à 45 ans ou avant. Quel peut donc être le lien entre les rapports sexuels fréquents et le début de la ménopause ?

En effet, l’activité sexuelle joue un rôle très important dans le déclenchement de la ménopause. Selon les résultats d’une étude britannique publiée dans la revue « Royal Society Open Science », les femmes à l’approche de la ménopause l’atteignent moins vite si elles ont des rapports sexuels fréquents. De ce fait, les femmes qui ont des relations sexuelles au moins une fois par semaine réduisent les chances d’entrer en ménopause de 28% par rapport aux femmes qui ont des rapports sexuels moins d’une fois par mois.

Des recherches menées sur plusieurs décennies, cherchant à expliquer pourquoi les femmes mariées atteignent la ménopause plus tard que celles jamais mariées ou divorcées, évoquaient l’influence des phéromones. Les phéromones sont en réalité des molécules chimiques émises par un individu et qui attire le sexe opposé. Ainsi Megan Arnot et Ruth Mace ont examiné des données sur près de 3000 femmes, âgées en moyenne de 46 ans aux États-Unis. Elles ont été recrutées en 1996 et 1997 pour participer à cette étude-là. Et les recherches ont permis de suivre les changements tant biologiques que psychologiques, se produisant en même temps que la ménopause. Et à la fin, aucune femme, n’était entrée en ménopause.

Néanmoins, moins de la moitié étaient « périménopausées », avec des symptômes mineurs qui commençaient à apparaître. De ce fait, la corrélation entre la fréquence des rapports sexuels et le début de la ménopause était indéniable, selon les chercheurs.

Par ailleurs, l’âge de la ménopause naturelle varie considérablement, selon plusieurs facteurs notamment ceux génétiques, culturels.

Maurelle Hessou




 
 

 
 
 

Autres publications que vous pourriez aimer





Dernières publications





Facebook