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Bénin : CiAAF recommande le dialogue politique inclusif pour éviter une crise électorale en 2021

L’investigateur 2/11/2020 à 20:54

Dans le cadre des élections présidentielles de 2021, Civic Academy for Africa’s Future (CiAAF) fait des suggestions pour une élection présidentielle inclusive et apaisée. Son point de vue, selon son analyse est motivé par des leçons tirées des législatives d’avril 2019 et des communales de mai 2020.

Tout est encore possible, même à 6 mois des élections présidentielles de 2021. En effet, la recommandation primordiale que fait CiAAF est la révision du Code électoral et de la Constitution pour en extirper les articles susceptibles d’être à l’origine des menaces sur la paix, la stabilité et la sécurité du pays. Se basant sur le prétexte de Protocole additionnel de la Cedeao qui admet qu’une modification est possible même à 06 mois des élections, CiAAF recommande un toilettage des textes.
Pour ce Centre de recherches sur les dynamiques politiques, socio-économiques qui conditionnent le devenir et l’avenir du Bénin et de l’Afrique, le Protocole additionnel de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ne saurait être accusé si l’élection présidentielle béninoise de 2021 n’est pas pacifique. Ceci pour le simple fait que la possibilité de toiletter ses textes et la constitution avant l’élection est encore possible.

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Seulement, CiAAF, un think and do tank pluridisciplinaire et indépendant souhaite que le consentement de tous les acteurs soit recherché. La preuve, il estime que « Le consentement d’une large majorité des acteurs politiques » doit être obtenu. En effet, l’alinéa 1 de l’article 2 de la section 2 du Protocole additionnel précise : « Aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques ».

Arguant de ce principe, CiAAF préconise trois options : le dialogue politique inclusif, l’action unilatérale du président de la République, la pression sociale par la médiation ou la pression internationale. Plus loin, le groupe de travail a noté que les signes d’une crise électorale sont perceptibles. En cause, les meurtrissures générées par des élections non inclusives de 2019 et 2020 auxquelles se joignent la prorogation du mandat des députés et du chef de l’Etat, sans occulter l’introduction du parrainage par le biais d’une révision de la Constitution par un Parlement jugé illégitime, rapporte Matin Libre.
Pour prévenir le danger le toilettage de la révision ne sera pas une manipulation des textes, mais une correction des manipulations, peut-on lire dans la note d’analyse de CiAAF.

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« Il n’est donc pas encore tard pour la paix. Voilà tout le propos de la présente réflexion : celui de relever et de révéler la part de vérité et de sagesse du droit de la CEDEAO en faveur de la paix au Bénin. Et, par suite, d’en tirer toutes les implications pour le pays ».
Rappelons que CiAAF produit et vulgarise des travaux de recherche universitaire et d’expertise débouchant sur des propositions et recommandations innovantes à l’endroit des acteurs politiques, socio-économiques, de l’opinion publique, tant sur le plan national, régional qu’international. Le CiAAF a pour vocation : penser et agir pour l’Afrique qui vient, informe le quotidien.



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