Bénin

Holo : le député Gbénonchi critique le Professeur et soutient qu’il est en mission commandée

L’investigateur 15/01/2021 à 21:54

L’intervention du Professeur Théodore Holo, ancien président de la Cour constitutionnelle sur les arrêts rendus par son successeur Joseph Djogbénou, continue de soulever d’encre et de salive. Les derniers commentaires à propos, sont ceux du député Gérard Gbénonchi qui n’a pas été tendre avec lui.

L’estime que des acteurs politiques avaient pour le constitutionnaliste, Théodore Holo a baissé depuis sa sortie sur la Deutsche Welle. A plus forte raison, le député Gérard Gbénonchi qui estime qu’il est en mission commandée.

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En effet, l’ancien président de la Cour constitutionnelle qui a opiné sur la décision de la cour Djogbénou concernant le parrainage et la prorogation du mandat de Talon, n’est plus crédible aux yeux du député de la 11ème circonscription électorale qui s’est posé moult questions sur la sortie du constitutionnaliste.
« Où était le respecté professeur depuis que la loi a été votée. Lui qui a été président de la cour constitutionnelle, croit-il que les décisions qu’il rendait plaisaient à tous ?, s’est interrogé Gérard Gbénonchi. En poursuivant, il dira que certes que les décisions rendues par la Cour au temps de Théodore Holo ne plaisaient pas à tout le monde. Mais qu’aucun « ancien président de la Cour n’était intervenu pour le critiquer ». Au passage, il a rappelé que le Professeur Holo a dit que « 39 ans plus 1 jour équivalaient à 40 ans révolus ». Et, que malgré cette aberration, aucun ancien président n’est monté au créneau pour le critiquer.

Gbénonchi sur la question du parrainage

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Sur la question du parrainage, Gérard Gbénonchi a déclaré que le parrainage n’est nullement un blocus à l’expression des libertés comme l’a insinué le professeur. “Quand lui constituant originel ayant participé à la conférence des forces vives de la nation avait mis dans la constitution de 1990 qu’il faut avoir 40 ans révolus avant d’être candidat à l’élection présidentielle au Benin, cela n’est-elle pas un frein à l’expression des libertés pour ceux qui n’ont pas 40 ans et qui sont matures et ont les capacités de devenir président de la république ?” s’est demandé le député.

Pour l’élu de l’Union Progressiste, toute condition énumérée pour les candidats à une élection présidentielle est un frein ou une mesure restrictive de liberté. En plus, il ajoute que « le professeur Holo se détrompe ! Qu’il ne peut berner que les esprits faibles. Qu’il sache bien que ce qu’il dit est du bluff quand on est en mission commandée et cela se comprend. », rapporte Bwt.

Quid de la prorogation du mandat du chef de l’Etat

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Le député Gérard Gbénonchi souligne que par rapport à ce point que le constituant est conscient et a rédigé l’article 153-3 in fine tel que disposé, à savoir que le mandat en cours finit le 5 Avril 2021 à minuit, mais a décidé implicitement aussi de confier au président sortant, la conduite de la transition. « Si de mauvaise foi on ne veut pas comprendre ça, c’est une autre affaire. Il n’y a là aucune volonté de s’éterniser au pouvoir et d’ailleurs, nous serons en campagne électorale déjà depuis le 26 mars, et le 06 avril nous seront à 03 jours de la fin de la campagne et à 05 jours de l’élection prévue pour le 11 avril. », a-t-il rappelé.

Pour finir il invite l’opposition qui dit avoir le peuple avec elle, à se tenir prête pour faire élire son candidat légalement lors de l’élection d’avril prochain.



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