Bénin

« Nous voulons inverser la tendance du déficit de la balance commerciale », a dit le ministre Shadiya

Judicaël C. GBETO 30/04/2020 à 08:38

La ministre de l’Industrie et du Commerce était sur l’émission télévisée « Le Temps des Moissons » ce mardi 28 avril 2020. En quelques minutes, l’invitée de Koudousse Abdoulaye et Romuald Hounhoui a passé les réalisations de son département ministériel au peigne fin. De l’industrie au commerce, Alimatou Shadiya Assouman a parlé des 4 ans de gouvernance, porteurs d’espoir pour l’essor du Bénin.

« La vision du Chef de l’Etat pour ce qui concerne notre portefeuille est de mettre la promotion de l’Industrie et du Commerce au cœur du développement national. C’est une vision claire de l’action publique au service du développement », selon la ministre du commerce et de l’industrie, Alimatou Shadiya Assouman. Pour l’invitée, les conditions sont réunies pour que le secteur de l’Industrie s’épanouisse au Bénin. Le gouvernement a réduit aux entreprises, les nombreux tracas pré-installation et définit une zone pour les accueillir.

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En commençant son développement par le secteur de l’industrie, elle affirme qu’ « il y a eu un ajustement du cadre législatif sur deux axes : le nouveau Code des investissements, un Code incitatif qui permet aujourd’hui de l’identifier comme le pays des investissements sécurisés et la création de zones économiques spéciales ». Elle fait surtout allusion à la Zone économique spéciale de Glo Djigbé (10.000 hectares dont 1640 hectares prêts pour accueillir des entreprises). « En quatre ans, nous avons agréé 36 entreprises, et pas des moindres. Sur les 36 entreprises, les produits de la moitié sont déjà dans la circulation. Nous avons agréé des entreprises d’envergure internationale... » a-t-elle poursuivi.
L’industrie peut décoller au Bénin si les Béninois consomment ce qu’ils produisent. Et avec les programmes mis en œuvre par le gouvernement, les produits locaux ont déjà commencé à se consommer peu à peu. Elle le martèle en ces mots : « Vous avez vu depuis quatre ans l’éclosion de beaucoup de marques de produits fabriqués au Bénin. C’est visible, c’est palpable. On le voit, on en achète, on en consomme ».
En ce qui concerne les structures moribondes (telle que COTEB, SITEX et autres), la ministre béninoise de l’Industrie déclare que « C’est des entreprises en fin de vie depuis une dizaine d’années. Elles ont déjà subi plusieurs plans de redressement et plusieurs thérapies qui n’ont pas prospéré. Et ce n’est pas un secret que c’est des entreprises en fin de vie. Mais ce qui nous intéresse et ce sur quoi nous travaillons est la ressource humaine ». Le cas un peu plus particulier de la SONACOP n’a pas été occulté, « Je ne sais pas s’il y a déjà eu une thérapie comme nous proposons actuellement. Nous avons nommé un administrateur provisoire qui va aller au bout de sa mission et faire des propositions concrètes ».

Dans le secteur du Commerce

Abordant le secteur du Commerce, Alimatou Shadiya Assouman affirme que « le Commerce est le 2e levier important du ministère. Mais, c’est le levier le plus important dans le développement économique de notre pays. Parce qu’on sait qu’on a beaucoup de commerçants… On dit souvent que la balance commerciale au Bénin est déficitaire. C’est vrai, mais nous refusons cette fatalité. Nous voulons inverser la tendance, tout au moins équilibrer la balance ».
Parlant du cadre institutionnel, confirme que la CCIB. « La Chambre du Commerce et d’Industrie du Bénin, temple institutionnel de l’Industrie et du Commerce, a connu effectivement des réformes très importantes. Nous avons désormais une administration déconnectée de la Chambre des Elus consulaires. Nous avons une administration réelle avec des cahiers de procédure, une administration qui fonctionne selon des règles économiques conformes à la législation au Bénin qui permet de sauvegarder la confiance qu’on doit avoir dans une gestion ».
La fermeture des frontières nigérianes n’est pas restée sans impacte sur l’économie nationale. Sur ce point, l’invitée reconnait que « Cela n’a pas été une situation facile. Mais il faut saluer nos opérateurs économiques, nos compatriotes, nos entrepreneurs qui nous ont accompagnés dans nos décisions ».

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En termes de perspectives dans ce secteur, « Je vais parler par exemple du e-Commerce qui est un secteur prioritaire du PAG. Le e-Commerce est vraiment en marche. Le Ministère du Numérique qui a en charge l’interopérabilité est déjà là. Nous avons également les plateformes de paiement en ligne qui se développent. ». Certains produits béninois sont adoubés à l’étranger, dont l’ananas. « L’Ananas pain de sucre est un label Bénin et nous devons finaliser cette indication géographique pour permettre d’avoir une marque. Parce que quand on entend Pain de sucre, on pense au Bénin et cela permet aussi de booster les ventes de ce produit », a précisé la ministre.




 
 

 
 
 

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