Bénin

Supposée "Haute corruption" au Port Autonome : ce qui s’est réellement passé

L’investigateur 25/06/2021 à 16:05

L’une des affaires qui défraient la chronique actuellement, devant les juges de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), c’est sans doute le dossier Jean-Baptiste Hounguè, Rodrigue Kakaï Glèlè et Frédéric Béhanzin. Mais en réalité….

Certes à l’éclatement de cette affaire, dite « Haute corruption » au Port Autonome, on en a entendu des vertes et des pas mûres. Mais la réalité, selon les faits relatés à l’audience par les prévenus est tout autre. Des faits agrandis comme une photo dans les médias, mais à quelle fin ?

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En effet, les juges de la CRIET qui connaissent du dossier, n’ont jamais qualifié les faits en cause, de Haute corruption contrairement à ce qui est distillé dans la presse.

Comme cela a été relaté à la barre, les faits montrent clairement que l’un des prévenus est entré en contact avec le plaignant par le biais de son partenaire politique. Ce dernier a voulu que son cabinet d’ingénieur conseils fasse pour le compte de l’entrepreneur, qui n’est rien d’autre que le plaignant, des prestations d’études de dossier d’appel d’offres et des prestations de mise sur gabarit de son entreprise. Une relation d’affaires qui, malheureusement connaîtra un coup d’arrêt, parce que cela n’a pas prospéré.

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Toutefois, l’entrepreneur finira par récupérer la totalité de l’avance, les 10 millions qu’il avait versés pour les prestations qui en principe, devraient coûter 23 millions au final.

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A à l’audience du 21 juin, les avocats de la défense ont soulevé cette évidence, et le plaignant a reconnu qu’il est rentré dans ses fonds.
L’un dans l’autre, le délibéré est attendu pour le début du mois d’août, et le juge saura faire la part des choses.

Rappelons qu’audience du 21 juin dernier, le ministère public a requis diverses peines contre les prévenus.



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