Bénin

Talon : début de la danse des gamètes à la mouvance, après l’accalmie de la présidentielle

L’investigateur 5/05/2021 à 12:40

Jamais, on ne pouvait imaginer de sitôt, ces réactions d’humeur au sein de la majorité présidentielle, juste au lendemain de la réélection du président Patrice Talon. Pourtant, ils avaient l’air soudés et donnaient l’impression de regarder dans la même direction pendant la présidentielle du dimanche 11 avril dernier.

Les premières escarmouches ont été lancées dimanche dernier sur la chaîne privée de télévision, E-Télé. De passage, le député Orden Alladatin de la 16ème circonscription électorale a sonné le tocsin. Son avertissement sonne comme un impératif auquel l’ancien syndicaliste, Jacques Ayadji, président du parti Mouvement des Elites Engagées pour l’Emancipation du Bénin (MOELE-Bénin) a répondu.

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Invité de l’émission ‘’l’entretien’’ du dimanche 02 mai 2021 diffusée sur la chaine E-Télé, le député Orden Alladatin a profité de l’occasion, pour demander aux partis politiques satellites, qui n’ont pas une assise nationale, et qui ne sont pas sûrs de réunir les 10 % aux élections législatives prochaines, de fusionner avec d’autres partis pour les échéances de 2023. Sans citer nommément aucun parti politique, le président de la commission des lois à l’Assemblée nationale fait certainement allusion aux Partis du Renouveau Démocratique (PRD) de Me Adrien Houngbédji, de l’UDBN de l’honorable Claudine Prudencio et de l’actuel Girecteur général des infrastructures, Jacques Ayadji.

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« Un parti qui n’est pas sûr d’avoir les 10%, qu’il ne s’entête pas. Qu’il fédère son potentiel avec d’autres pour espérer être en règle avec cette disposition du Code électoral », a lancé l’honorable Orden Alladatin.

72 heures après son intervention, la réaction du président du parti Moele-Bénin, Jacques Ayadji n’a donc pas tardé. Pour lui, c’est un chantage, et ce chantage ne marchera pas avec son parti car le parti n’a pas eu besoin de chantage avant de donner la main à l’UP. Mieux, Jacques Ayadji demande au président Talon de recadrer Orden Alladatin, car c’est une manière de semer la zizanie. « Il faut que le chef de l’Etat rappelle monsieur Orden Alladatin à l’ordre.

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C’est une manière de semer la zizanie dans la mouvance. C’est trop de dire des choses comme ca », a décrié Jacques Ayadji. Il ajoute que les législatives de 2019 ne peuvent donc pas être un repère, pour celles de 2023. Après l’ancien syndicaliste, à qui le tour, parmi les autres indexés pour répondre à l’ancien activiste de la société civile, désormais député ?

Pour rappel, le nouveau code électoral fait obligation aux partis politiques de réunir 10% des suffrages exprimés sur le plan national lors des législatives avant de prétendre à un siège de député au parlement.




 
 

 
 
 

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