Afrique

Côte d'Ivoire : une marche de l'opposition pour le dialogue et la paix en vue

L’investigateur 10/12/2020 à 08:50

Fin du régime de transition en Côte d’Ivoire. Ce mercredi l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, a décidé de mettre un terme à la "transition" proclamé par l’opposition qui conteste la réélection du président Alassane Ouattara. En lieu et place, une marche en vue pour le dialogue et la paix.

"Je propose dès maintenant et urgemment, en accord avec toute l’opposition, l’organisation d’un Dialogue National", écrit-il. "Ce nouveau cadre de dialogue qui verra la participation de toutes les forces vives de la Nation (...) remplace évidemment le CNT (Conseil national de transition) que l’opposition ivoirienne avait initialement proposé.", a ajouté Henri Konan Bédié.

Deux jours après l’élection présidentielle, dont les résultats n’étaient pas encore proclamés, l’opposition avait proclamé un "Conseil national de transition", qui devait former "un gouvernement de transition", censé remplacer le régime d’Alassane Ouattara. Henri Konan Bédié, qui avait été présenté comme "président" de ce CNT, ne s’était jamais exprimé publiquement sur le sujet.

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Le 3 novembre dernier, suite à la proclamation de la réélection d’Alassane Ouattara pour un troisième mandat par la Commission électorale, il y a eu par endroits des escalades de violences et l’arrestation des leaders de l’opposition ; Pascal Affi N’Guessan, ancien Premier ministre, et le bras droit d’Henri Konan Bédié, Maurice Guikahué.
L’élection elle s’était déroulée dans un climat de tension, mais le climat s’était apaisé après une rencontre le 11 novembre entre Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, mais le dialogue sera "suspendu" le 20 novembre.

Dans sa déclaration ce mercredi, Henri Konan Bédié souhaite que le "dialogue national", qui devra être "encadré "par "des organisations internationales", telles que "l’ONU", aborde plusieurs "questions clés". Il cite "l’élaboration d’une constitution consensuelle", "la mise en œuvre d’un véritable processus de réconciliation qui prendra notamment en compte le retour des exilés et la libération des prisonniers politiques et militaires", mais aussi "l’organisation des élections, notamment présidentielles, transparentes, crédibles et inclusives".

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Comme ses pairs de l’opposition, M. Bédié, ancien chef d’Etat entre (1993-99) considère que M. Ouattara élu avec un score de 94,27 % des voix au premier tour, "n’est pas légitimement le président de la République de Côte d’Ivoire".
"La lutte privilégiera désormais les marches et toutes les autres formes démocratiques de la résistance", proclame M. Bédié qui annonce une "grande marche pour le dialogue et la paix".




 
 

 
 
 

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