Afrique

Tanzanie : des arrestations après la diffusion de rumeurs sur la mort du président

L’investigateur 17/03/2021 à 21:00

En Tanzanie, le mystère demeure. Environ dix-huit jours que le président John Magufuli n’est plus apparu en public. Pour le moment, personne ne sait où est-ce qu’il est passé.

Les autorités continuent de garder le silence. Le gouvernement tente même d’empêcher les rumeurs sur l’état de santé du président de se propager en procédant à des arrestations. Le président John Magufuli est-il en Tanzanie ou hospitalisé au Kenya ou en Inde, comme l’affirment certaines rumeurs ?

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Pour tenter d’éteindre l’incendie, les autorités tanzaniennes ont décidé d’employer la manière forte, comme l’explique Fergus Kell, chercheur au think thank Chatham House, basé à Londres : « La police a arrêté quatre citoyens tanzaniens pour avoir diffusé des rumeurs sur la santé du président. Et le Premier ministre a aussi blâmé les Tanzaniens qui vivent à l’étranger pour avoir répandu et fait circuler ces rumeurs. Des hauts fonctionnaires ont également fait une sortie contre ces rumeurs et ont appelé les Tanzaniens à ne pas diffuser la moindre information sur l’état du président. », rapporte Rfi.

« Il est assez normal pour quelqu’un d’avoir la grippe »
Le gouvernement refuse toujours de communiquer sur l’état de santé du président et de préciser l’endroit où il se trouve. John Magufuli n’est plus réapparu en public depuis dix-huit jours, une absence inhabituelle pour ce président d’ordinaire très visible, selon Fergus Kell : « Sa dernière apparition publique remonte au 27 février. Il n’a pas été vu depuis et il a également manqué trois cérémonies religieuses. Celles-ci sont traditionnellement couvertes en direct par la télévision et John Magufuli est connu pour ses discours lors de ces cérémonies. »

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Seule la vice-présidente, Samia Suluhu Hassan, a laissé entendre lundi que le président était malade. « Il est assez normal pour quelqu’un d’avoir la grippe, de la fièvre ou une autre maladie », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter aussitôt : « S’il y a un moment où nous devons rester unis, c’est maintenant ».

Mais enfin, les autorités ont fini par annoncer sa mort qu’elles cachaient pour des raisons inavouées, au peuple.




 
 

 
 
 

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