Justice

En difficulté, la CRIET ajourne le dossier de détournement au CNHU

L’investigateur 27/03/2020 à 11:13

Le mardi 24 mars 2020, l’ouverture de la session criminelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) a bel et bien eu lieu. Seulement, la juridiction spéciale a été bloquée, faute de documents dans l’évolution du dossier de détournement de deniers publics (octobre 2008), au Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu Hkm) de Cotonou.

En effet, il s’agit d’un dossier de détournement qui accable deux accusés, Maurice Gbèssèhoun et Thomas Tchiakpè. Le premier, agent comptable et le second, caissier central du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu Hkm) de Cotonou, rapporte le quotidien de service public, la Nation. Mais après l’ouverture du procès, le juge ne pourra plus aller au fond du dossier. Parce que la CRIET a été bloquée à mi-parcours de la procédure pénale. Notamment à la suite de l’étape d’instruction des débats, où elle a remarqué qu’il manquait au dossier, le rapport d’expertise médico-psychologique et psychiatrique concernant chacun des accusés.
En réalité, si ces documents ont manqué au débat, c’est parce que l’expert commis à cette tâche, s’est confronté lui-même aux difficultés. Il ne parvenait pas à joindre les inculpés aux fins d’accomplir son travail dont l’aboutissement demeure une pièce à conviction, nécessaire et prévue par le Code de procédure pénale. La lettre de l’expert a été lue par le président de la cour de céans, Richard Tchognon Limoan, informe la Nation.

Faute de document, session ajournée

Mais faute des documents, le ministère public représenté par Gilbert Ulrich Togbonon, procureur spécial près la Criet, a souhaité la poursuite du dossier. Mais à condition que les accusés eux-mêmes demandent la suspension des travaux pour la réalisation de cet examen médico-psychologique et psychiatrique. Au même moment, il a attiré l’attention de tous sur les conséquences d’un éventuel renvoi. C’est-à-dire le retour en prison, jusqu’à la prochaine session, des accusés. Or, l’un d’entre eux est poursuivi sans mandat tandis que l’autre bénéficie d’une liberté provisoire depuis décembre 2015. Les conseils, Me Hugo Koukpolou et Me Gracia Adjagba Amoussou substituant Me Raymond Gbèssèmèhlan assurant d’une part, les intérêts de Thomas Tchiakpè et de Maurice Gbèssèhoun d’autre part, approuvent les réquisitions du ministère public.
Mais la cour de céans, délibérant après une suspension, a pris le procureur spécial et de la défense de court et a décidé du renvoi du dossier à une session ultérieure de la Criet.




 
 

 
 
 

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