Bénin

Talon-les Soglo : peut-on donner à Nicéphore Soglo, le bon Dieu sans confession ?

L’investigateur 10/03/2021 à 07:53

C’est peu dire que d’affirmer qu’il y a des couteaux sur la table pour l’actuel chef d’Etat, Patrice Talon et son prédécesseur, Nicéphore Soglo, depuis des années. Mais à la lumière d’un communiqué rendu public dans la journée du mardi 09 mars, le premier président que le Bénin ait connu à l’ère du renouveau démocratique, a tenu à clarifier la situation.

En effet, dans un communiqué publié, Nicéphore Soglo a abordé plusieurs sujets. Entre autres, l’agression subie par son fils Galiou Soglo le vendredi 05 février dernier, l’arrestation de Réckya Madougou, candidate recalée des Démocrates et ses relations personnelles avec le chef de l’Etat, Patrice Talon. Sur le dernier sujet, il dira qu’il ne reproche rien au précurseur du nouveau départ.

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« Nous tenons à rappeler que la famille SOGLO ne nourrit aucune animosité particulière ou personnelle à l’endroit du Chef de l’État, Patrice TALON. Lui et son épouse ont d’ailleurs des liens de parenté très proches avec respectivement les familles VIEYRA et SOGLO. », a indiqué Nicéphore Soglo dans son communiqué. Certes s’il n’y avait pas eu certaines considérations, on lui aurait donné le bon Dieu sans confession. Mais, au regard des relations (franches) qu’il y avait eues entre les deux personnalités, au moment où Patrice Talon sollicitait le suffrage des Béninois d’une part, et la distanciation qui apparaît quelques mois après l’accession du chantre de la Rupture au pouvoir d’autre part, on peut bel et bien déduire que beaucoup d’eau a coulé sous le pont. Sinon qu’en bon africain, et comme on le dit couramment, « le linge déjà sali publiquement, pouvait se laver en famille ». Si cela n’a pas été le cas, c’est que leur clivage a dépassé les prérogatives du cercle de famille. Plus est, les propos tenus souvent par l’aîné au cours de ses différentes sorties, prouvent suffisamment que le désamour est profond. Et que les divergences dépassent la gestion du pouvoir d’Etat.

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Caractérisé par un nombrilisme à nul autre pareil, l’ancien président Nicéphore Soglo ajoutera un peu pour démontrer qu’il n’envie pas son petit-frère, que sa famille a connu elle aussi, plusieurs présidents de la République et de hauts cadres avant l’avènement de ce dernier, en 2016 au pouvoir.
« Notre famille a eu le privilège de connaître deux présidents de la République, plusieurs ministres, députés, ambassadeurs et autres hauts cadres et fonctionnaires dans l’administration de notre pays. Nous ne nous déroberons jamais à notre devoir vis-à-vis de la nation. »



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